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Ethiopie/ Tigré : Reprise des combats. Des combats entre les forces rebelles de la région du Tigré, dans le nord de l’Ethiopie, et l’armée éthiopienne ont éclaté autour de la ville de Kobo, ont déclaré mercredi des habitants et le porte-parole des forces tigréennes, mettant fin à un cessez-le-feu de plusieurs mois.
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Àl’heure à laquelle je prépare ce billet, nul ne sait qui, de Nicolas Sarkozy ou de François Hollande, emportera la victoire de cette élection présidentielle. Les der
8GZkc. L’éloge ou l’oraison funèbre est un discours généralement prononcé pendant la cérémonie d’enterrement ou juste après les obsèques par les proches du défunt. Il est préférable de se préparer pour vivre ce moment le mieux possible. PublicitéDiscours enterrement ce qu’il faut savoir Il n’y a pas de règle en matière de textes d’hommage. C’est à vous de décider ce qui vous semble le plus adapté. Discours rédigés par vos soins, textes d’auteurs, poèmes, paroles de chansons… Si vous n’êtes pas inspiré, pas d’inquiétude il existe de magnifiques écrits sur le deuil. En fonction des talents et des envies de l’entourage, vous pouvez mêler textes personnels et lectures, et même des chants s’il y a des musiciens ou des chanteurs dans la famille. Cependant, ayez en tête le temps dont vous disposez dans la salle. En une demi-heure, il sera difficile de faire intervenir plus de deux personnes. Dans ce cas, étalez les prises de paroles sur la journée. Rien n’empêche les proches d’intervenir au cimetière ou pendant la collation post-cérémonie… Qui peut faire un discours à un enterrement ? Toute personne ayant le besoin de parler ou de rendre hommage au défunt peut prendre cette initiative. Le jour même, si vous êtes trop ému pour lire votre texte, autorisez-vous à demander à un proche d’en faire la lecture à votre place. Un discours d’enterrement peut aussi être écrit et lu à plusieurs. Sentez-vous libre. Si certaines personnes se manifestent pour prendre la parole et que vous estimez que le nombre de discours est trop important, sentez-vous à l’aise pour leur expliquer. À quel moment le lire ? L’éloge funèbre est généralement lu pendant la cérémonie, au cimetière ou pendant la dispersion des cendres. Il est important de faire part de votre souhait de lire un texte au maître de cérémonie afin qu’il prévoie ce temps de parole pendant la cérémonie. Peut-être ne serez-vous pas lea seule à souhaiter vous exprimer ce jour-là . Dans ce cas, il faudra organiser les différentes prises de parole pour ponctuer la cérémonie de ces temps forts. Que dire ? Votre discours n’a pas vocation à être autobiographique et encore moins exhaustif. C’est un hommage au défunt très personnel autorisez-vous donc à être dans l’émotion. Vous pouvez parler, à votre guise, de son parcours de vie, de sa personnalité, de ses qualités, évoquer des moments forts partagés ensemble ou raconter un épisode de vie particulier que vous avez vécu ensemble. Quant à l’aspect formel du texte, vous pouvez faire le choix de parler du défunt à la troisième personne ou vous adresser directement à lui en employant le “TU”. Optez pour la forme qui vous met le plus à l’aise. Comment l’écrire ? Accordez-vous le temps de l’écrire. Vous aurez peut-être besoin d’y revenir plusieurs fois, de faire des recherches, d’interroger quelqu’un. N’hésitez pas à noter chaque pensée qui vous traverse. Regardez les photos, les films de famille… Remémorez-vous les souvenirs joyeux que vous partagez avec le défunt. Listez ses qualités et ses défauts. De ces notes et discussions avec la famille ressortiront des éléments récurrents traits de caractère, qualités, moments forts de sa vie…. Vous trouverez ainsi votre fil conducteur. L’introduction Commencez par une accroche forte. Cela peut être un souvenir, un dicton ou encore une citation. Le développement La deuxième partie du discours est la partie la plus importante de l’éloge. Vous pouvez y insérer des citations, des anecdotes, des histoires personnelles… La conclusion Pour la conclusion, reprenez votre thème principal, le sentiment face à la perte qui ressort le plus fortement chez vous et chez les proches du défunt. Lire aussi 5 idées pour un hommage en photos à votre défunt lors de ses obsèques Ils ont écrit un discours d’enterrement à leurs façons Un réquisitoire à la Desproges en guise d’hommage Ma mère se savait condamnée. Un an avant sa mort, on a commencé à parler de son enterrement de façon décomplexée. Elle avait un humour décapant et ne voulait surtout pas de cérémonie morbide et larmoyante. Elle souhaitait qu’on boive un coup à sa santé et qu’on rigole. J’ai tenté de la satisfaire. Au crématorium, j’ai enfilé une robe d’avocat pour faire un réquisitoire à la Desproges, inspiré d’une émission qu’elle ne ratait jamais sur France Inter. Ça m’a permis de retracer les grands moments de sa vie, avec fantaisie et cynisme. J’ai terminé en trinquant à son existence joyeuse et à sa “libération sans condition” avec une bouteille de whisky. Évidemment, certaines de ses amies ont trouvé cela un peu déplacé. Mais je n’étais pas là pour plaire aux vivants, juste pour être juste vis-à -vis de ma mère et respecter la femme libre qu’elle avait été. », Vincent, 44 ans Des enfants ont pris la parole Ce sont nos trois meilleurs amis qui ont fait office de maîtres de cérémonie pour l’enterrement de Gaspar alors âgé d’un an. Ils ont organisé les ordres de passages de ceux qui souhaitaient prendre la parole. Nos proches ont joué de la musique, lu des textes. Nous avons tous chanté. À la fin de la cérémonie, ceux qui ressentaient le besoin de s’exprimer, même si ce n’était pas prévu, ont pu le faire. Des enfants de l’école où j’enseigne ont même dit quelques mots. Tout était très spontané. » Amande, 31 ans Ma mère avait donné ses consignes Du vivant de ma mère, j’ai abordé le sujet de son enterrement en l’interrogeant sur celui de mon père. Est-ce qu’elle avait aimé le discours ? Et elle, qu’apprécierait-elle ? C’était important pour moi de “faire comme elle voulait” et non d’écrire un texte qu’elle n’aurait pas validé. Elle n’a pas souhaité qu’on l’écrive ensemble. Mais elle m’a donné des indications claires qu’on ne limite pas sa vie à son rôle d’épouse et de mère et qu’on mette en avant ses réalisations sociales. Connaître ses volontés m’a apaisée. » Jeanne, 62 ans Sur le même sujet Des funérailles Star Wars avec Dark Vador en tête de cortège ! Anniversaire papa décédé 4 idées de rituels pour lui rendre hommage Plantez un arbre en hommage à un défunt Obsèques créez un mandala floral pour rendre hommage à votre défunt Dernier hommage comment j’ai personnalisé la cérémonie de mon père Chansons enterrement maman des mots pour lui dire adieu Funeral planner, elle organise des obsèques sur-mesure
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Les obsèques et les funérailles sont un moment pour rendre hommage à un être cher qui est décédé. Cet hommage s’accompagne généralement du discours des funérailles. Si vous avez été choisi pour le préparer mais que vous n’avez jamais prononcé de discours pour funérailles, découvrez les astuces pour le faire. Pourquoi un discours ? Le discours funéraire résume le parcours de vie du défunt sa personnalité, ses exploits, ce qu’il a pu accomplir de son vivant, les qualités qui le rendaient uniques en son genre, la figure qu’il a représentée tant pour sa famille que pour ses amis. Le discours permettra à certains d’en apprendre un peu plus sur lui et de chérir l’être bon que le défunt a été, pour d’autres de se remémorer des souvenirs avec le défunt. C’est durant le discours que chaque proche aura alors pleine conscience du vide que le défunt va laisser mais aussi les souvenirs qu’il faut garder de lui. Que contient le discours des funérailles ? Le discours des funérailles doit contenir les mots justes pour honorer le défunt, correctement lui dire au revoir tout en apaisant la tristesse de la famille proche. Le discours peut s’adresser d’une part au défunt ou à la défunte par le tu» et d’autre part à l’assistance par le il». En général le discours se subdivise en cinq parties Le prélude du vrai hommage que les funérailles ont permis un rassemblement afin de pouvoir rendre hommage au défunt. But du rassemblement dire au-revoir. Expliquer ce que la mort représente, qu’elle est un passage inévitable pour tous. Rappeler quel genre de figure père/mère, époux/épouse, fils/fille, amie proche,… le défunt a été et sera toujours. Expression de la tristesse à la perte de l’être cher commun et condoléances envers la famille. Rappeler que jamais la mort ne pourra dissiper les bons souvenirs gardés de lui. Conclusion le véritable au revoir accompagné du repose en paix». Quelques conseils pour un discours funéraire réussi Pour une meilleure préparation, le discours ou la carte de remerciement doit être rédigée la veille du jour des obsèques et de l’enterrement. Il doit être bref et concis pour ne pas endormir l’assistance ou attiser sa peine. En tant que représentant, celui qui prononce le discours doit utiliser le pronom nous». Si le représentant manque vraiment d’inspiration pour écrire le discours, il peut en télécharger un tout fait sur internet et le modifier en fonction.
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Mais avant d'assister » aux funérailles de Pierre le Grand, voyons quelles étaient auparavant les traditions étaient les funérailles des tsars avant le temps de Pierre Ier ?Cathédrale de l'Archange-Saint-Michel de Moscou Domaine public La première chose à faire après la mort du tsar était de régler la question de la succession. Ainsi, après la mort du Grand Prince de Moscou Vassili III, les boyards ont d'abord juré fidélité à son fils le prince Ivan et à sa femme Hélène Glinskaïa, et c'est seulement après que les préparatifs pour l'enterrement ont XVIIe siècle, on enterrait les tsars ainsi que tous les défunts le lendemain de leur mort, ou le jour-même s'ils étaient décédés le matin, pour des raisons évidentes sans réfrigérateur ni techniques d'embaumement, le corps devait être enterré avant qu'il ne se décompose. Toute la procédure se déroulait donc assez rapidement.>>> De prince à président quels titres ont porté les dirigeants de Russie au cours de l’histoire?Les premiers à apprendre la mort du tsar étaient les boyards et le patriarche. Les cloches sonnaient un coup pour annoncer ce triste événement. Le corps du tsar était lavé par des prêtres et vêtu d'habits de cérémonie fabriqués dans les meilleurs tissus. Les couleurs blanche, rouge et verte étaient utilisées aux côtés de celles du pouvoir pourpre, argent et or. Seuls les tsars qui faisaient un strict vœu monastique d'austérité avant leur mort étaient vêtus de noir. Vassili III et son fils Ivan le Terrible sont apparemment les seuls tsars à avoir fait cela. Le cercueil était en bois, avec un revêtement bordeaux. Lors de l'enterrement, ce cercueil devait être placé à l'intérieur d'un autre en proches du tsar faisaient leurs adieux dans les chambres du palais. Les endeuillés devaient être habillés en noir et bleu, contrairement au tsar décédé, et leurs vêtements devaient être vieux et en lambeaux. Une apparence soignée était perçue comme un manque de respect envers le défunt. Une personne faisant le deuil d'un de ses proches ne doit pas montrer la moindre préoccupation pour son apparence », écrit l'historienne Marina pierres tombales des tsars dans la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel Musées du Kremlin de Moscou La procession funéraire se dirigeait vers la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel, dans le Kremlin de Moscou, qui était à l'époque la principale nécropole des tsars de Russie. Si une femme de la famille tsariste venait à mourir, elle était enterrée au couvent de l'Ascension du Kremlin de Moscou qui a été détruit en 1929.Le clergé était à la tête du cortège, suivi par le prêtre le plus important le patriarche ou le métropolite de Moscou qui marchait juste devant le cercueil. Ce dernier était porté par les boyards les plus nobles, qui alternaient selon leur position hiérarchique au sein de l'État. Le futur tsar était le premier à marcher derrière le cercueil. Ainsi, Fédor III, fils d'Alexis Ier, suivait le cercueil de son père en portant un chapeau noir et tenant en main un bâton noir. Cependant, il ne marchait pas mais était transporté sur une chaise portative, car ses jambes étaient trop faibles. Le nouveau tsar était suivi par les membres de sa famille, puis par les princes, les boyards, et les nobles. Les profanes et les simples citoyens n'étaient pas autorisés à se joindre à la procession, qui était étroitement de l'Ascension du Kremlin de Moscou Domaine public Juste avant la mise en terre, tout le monde implorait le pardon du tsar c'était également une tradition russe, comme les pleurs et gémissements bruyants. Pendant une période de 40 jours après les funérailles, les prêtres devaient constamment lire des prières sur la tombe. Pendant 40 jours également, des services de deuil étaient organisés quotidiennement dans toutes les églises du pays. Après cette période, une grande veillée était organisée, et la famille du tsar ainsi que les nobles distribuaient de généreuses aumônes aux mendiants et aux vagabonds. Pour faire ses adieux au tsar correctement, une somme correspondant au budget annuel du pays pouvait être dépensée.>>> Les habitudes les plus étranges des tsars russesÉtrangement, la mort d'un tsar provoquait à chaque fois une vague de crimes. L'amnistie des criminels était également pour l'État un moyen populaire de montrer sa magnanimité. Dans les semaines suivant les funérailles du tsar, les voleurs et les bandits de grand chemin sortaient de prison et retournaient à leurs activités. Toutes ces traditions ont été supprimées ou mises à neuf par Pierre le Pierre le Grand aimait-il autant les funérailles ?Pierre le Grand aimait énormément assister aux funérailles des nobles Russes et étrangers. En 1699, son ami et conseiller François Le Fort est mort. Pierre l’a beaucoup pleuré, mais pas selon les vieilles traditions funérailles de Le Fort se sont déroulées comme celles des nobles en Europe avec un régiment, un orchestre funéraire, et plusieurs chevaux recouverts de caparaçons noirs. Le Fort a été enterré avec les honneurs, et une salve d'artillerie a été tirée lorsque le cercueil a été descendu dans la tombe. Pierre lui-même a prononcé le discours funéraire. Un autre détail remarquable de ces funérailles était la présence de deux Lefort par Michiel van Musscher Musée d'Art et d'Histoire Genève Les funérailles des monarques européens étaient toutes basées sur les cérémonies funéraires des rois français, et Pierre voulait que ses funérailles se déroulent de la même manière. Dans la tradition française, quand un roi mourait, deux hérauts étaient envoyés sur la place de la ville pour annoncer le triste événement. Le premier, vêtu de l’habit de deuil, annonçait Le roi est mort ! ». Immédiatement après, le second, en tenue de gala, annonçait Vive le roi ! » au son des fanfares. Cette action symbolisait la continuité du pouvoir du roi. En Russie, comme dans certains duchés allemands, d'où François Le Fort venait, ce rôle était tenu par deux chevaliers lors de la chevalier en armure couverte d'or avec l'épée levée symbolisait la vie et la nouvelle monarchie, tandis que le chevalier en armure noire avec l'épée baissée vers le sol symbolisait la mort. Le 7 novembre 1894, les funérailles d'Alexandre III, dernière cérémonie funéraire officielle d'un monarque Romanov dans l'histoire, furent la dernière occasion où deux chevaliers prirent part à un cortège a interdit le deuil et les pleurs aux funérailles, et les cérémonies devaient devenir plus solennelles. Il en a lui-même conceptualisé les nouvelles règles. Le 4 avril 1723, il a envoyé des émissaires russes à l'étranger afin qu'ils lui rapportent des descriptions des funérailles européennes auxquelles ils assisteraient. Apparemment, l'empereur planifiait ses propres funérailles à l'avance, sentant sa fin arriver il souffrait en effet de maladies rénales et vésicales. Il a aussi testé » ses idées lors des enterrements de dignitaires ou de membres de son Pierre-et-Paul Mikhail Filimonov/Sputnik Avec les nouvelles lois, dire adieu au défunt était devenu une cérémonie. On a également commencé à utiliser les techniques d'embaumement. L'un des premiers membres de la famille impériale à en faire l’objet a été Nathalie Alexeïevna, la jeune sœur favorite de Pierre. Celui-ci était à l'étranger quand elle est décédée en 1716, à l'âge de 42 ans. Il a ordonné que le corps soit embaumé afin qu'il puisse lui faire ses adieux à son retour, un mois plus tard. Cependant, la dépouille de sa sœur n'était pas exposée au public, et seules quelques personnes l'ont vue. L'embaumement s'était apparemment bien passé.>>> D'où viennent les symboles de la monarchie russe?Mais ça n'a pas été le cas pour Pierre. Il est mort le 28 janvier 1725 et a été enterré le 10 mars de la même année. 10 jours après sa mort, son corps était noir et commençait à se décomposer. L'embaumement n'avait pas réussi à cause de la nature des maladies qui l'ont envoyé dans la tombe il est en effet décédé des suites d'une inflammation de la vessie, qui suppurait avant sa mort. Le liquide utilisé par les embaumeurs n'a alors pas pu endiguer le pourrissement qui continuait d'attaquer le cadavre de l'empereur, mais sa femme, la future impératrice Catherine Ire, refusait de l'enterrer Pierre le Grand a-t-il été enterré ?Les funérailles de Pierre le Grand ont été d'une envergure sans précédent pour l'époque. Une Commission de deuil spéciale était chargée de l'organisation de l'événement, menée par Jacob Bruce 1669-1735, homme d'État, scientifique, et l'un des plus proches amis de Pierre. À partir du 30 janvier, le corps de Pierre a été exposé dans l'un des salons du Palais d'Hiver pour ses proches et les hommes d'États. Le 8 février, Friedrich von Bergholz, qui vivait et travaillait en Russie, a écrit Le corps de l'empereur est déjà très noir et abîmé ; tout le monde n'est pas autorisé à venir le voir ».Ensuite, à partir du 13 février, le corps a été exposé dans un autre salon du Palais d'Hiver dédié au deuil, plus grand et spécialement décoré. Il mesurait 200 mètres carré et était tapissé de voiles noirs. Ce qui était extraordinaire dans ce salon était l'absence totale d'icônes orthodoxes russes. L'empereur avait été allongé dans un cercueil sur un piédestal, vêtu d'un costume pourpre cousu de fils d'argents un vêtement de célébration, que les tsars de Moscou portaient à leur enterrement. Les symboles de l'État, ainsi que les emblèmes originaux du tsar, ses ordres et ses honneurs étaient placés autour du cercueil. Des sculptures, pyramides et obélisques allégoriques étaient placés dans le salon, peints de couleur bronze mais apparemment faits de bois. Les armoiries de toutes les villes russes étaient placées au-dessus des six portes menant au tombale de Pierre le Grand dans la cathédrale Pierre et Paul Andreï 1967 CC BY-SA Par rotations, une dizaine de généraux, gens de la cours et dignitaires montaient la garde 24 heures sur 24 autour du cercueil cette pratique ressemblait également aux cérémonies post-enterrement des tsars de Moscou. Quiconque le souhaitait pouvait approcher du corps, et le salon était rempli des gémissements et des pleurs des gens simples ; bien que Pierre ait interdit ce genre de pratiques, chaque jour, près de son cercueil, on entendait de telles lamentations.>>> Comment un prêtre exilé a-t-il fondé la dynastie ayant gouverné la Russie pendant 300 ans?L'impératrice Catherine Ire était la plus bruyante de tous. Elle venait voir le cercueil chaque jour. Le vice-amiral François de Villebois 1681-1760 s’est souvenu Elle pleurait tellement que tout le monde était surpris, personne ne comprenait comment un tel réservoir d'eau pouvait entrer dans la tête d'une femme. [...] Beaucoup de monde venait délibérément au Palais à l'heure où l'impératrice venait voir le corps, pour la regarder pleurer et gémir ». Il a été demandé plusieurs fois à Catherine d'au moins fermer le cercueil, car du liquide s'échappait du corps de l'empereur, mais l'impératrice refusait catégoriquement. Elle avait probablement décidé de suivre à la lettre les ordres de son mari concernant ses funérailles, quoi qu'il cortège funèbre de Pierre le Grand, une gravure de 1725 Domaine public Pierre a été enterré le 10 mars. Le cortège était immense, et comptait probablement plusieurs milliers de personnes. À eux seuls, les régiments de la garde comprenaient 11 000 soldats. Saint-Pétersbourg était entièrement décorée aux couleurs du deuil. Pendant la cérémonie, des tirs de canons se faisaient entendre chaque dernier adieu a eu lieu dans la cathédrale Pierre-et-Paul, à l'intérieur de la forteresse éponyme. Toutefois, la construction de la cathédrale n'étant pas finie, Pierre n'a pas été enterré tout de suite, et son cercueil est donc resté à l'intérieur de l’édifice. En 1727, le cercueil de Catherine Ire l'a rejoint. C'est seulement le 29 mai 1731 qu'ils ont été enterrés à l'intérieur d'une double crypte, sous la cathédrale. Les corps de Pierre et de Catherine ne peuvent aujourd’hui pas être exhumés, car pour ce faire il faudrait démolir la cathédrale de Pierre et a été le premier monarque russe à être représenté artistiquement après sa mort. Non seulement des portraits ont été réalisé par différents artistes, mais un masque posthume a également été réalisé. Jacob Bruce a par ailleurs créé et édité un album spécial dédié à la cérémonie funéraire de l'empereur. Pour illustrer cet ouvrage, une gravure de près de 10 mètres a été créée par un artiste anonyme, dépeignant le cortège et indiquant les noms, titres et positions de tous les participants. Musée de l'histoire funéraire mondiale Le peuple a répondu à tout cela d'une manière très russe. C’est après la mort de l’empereur qu’a été créé le loubok Les Souris enterrant le Chat un loubok est une pièce d'art populaire vendue dans les foires et sur les marchés pour divertir les gens simples. Œuvre d’artistes inconnus, il semble caricaturer le cortège funéraire de Pierre le Grand. Aux yeux du peuple, les nobles pleurant le monarque cruel et terrifiant ressemblaient à des souris faisant le deuil du chat qui les avait récemment chassées et cet autre article, nous vous expliquons d’où proviennent les épithètes accolés aux noms des tsars russes, d’Ivan le Terrible à Nicolas II le Sanglant. Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire. Recevez le meilleur de nos publications hebdomadaires directement dans votre messagerie.
Le jour viendra où mon corps reposera sur un drap blanc soigneusement replié aux quatre coins du matelas, dans un hôpital affairé à s’occuper des vivants et des mourants. À un moment donné, un médecin déclarera que mon cerveau a cessé de fonctionner et que, à toutes fins pratiques, ma vie est arrivée à son terme. Lorsque ce moment viendra, n’essayez pas d’insuffler à mon corps une vie artificielle au moyen d’une machine. Et ne dites pas que je suis sur mon lit de mort. Parlez plutôt d’un lit de vie et permettez qu’on vienne y prendre mon corps et qu’on l’utilise pour aider les autres à vivre une vie meilleure. Donnez mes yeux à l’homme qui n’a jamais vu l’aube, le visage d’un bébé ou l’amour dans les yeux d’une femme. Donnez mon coeur à celui dont le coeur ne cause que d’interminables journées de souffrance. Donnez mon sang à l’adolescent qu’on vient d’extirper de sa voiture accidentée, afin qu’il vive assez longtemps pour voir jouer ses petits-enfants. Donnez mes reins à quelqu’un qui dépend d’une machine pour vivre semaine après semaine. Prenez chacun de mes os, chacun de mes muscles, chaque fibre et chaque nerf de mon corps, et trouvez le moyen de faire marcher l’enfant cloué à un fauteuil roulant. Explorez chaque recoin de mon cerveau. S’il le faut, emparez-vous de mes cellules et laissez-les croître pour permettre un jour à un petit garçon muet de crier sa joie au son d’un bâton de baseball frappant la balle, ou à une fillette sourde d’entendre la pluie marteler sa fenêtre. Brûlez ce qui reste de mon corps et dispersez les cendres aux quatre vents pour aider les fleurs à pousser. Si vous tenez absolument à enterrer quelque chose, alors enterrez mes fautes, mes faiblesses et tout le mal que j’ai fait à autrui Confiez mon âme à Dieu. Si, par hasard, vous désirez faire quelque chose en souvenir de moi, alors ayez un mot ou un geste aimable pour quelqu’un qui en a besoin. Si vous faites tout ce que j’ai demandé, je vivrai éternellement.
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