AprĂšs 2020, il devrait ĂȘtre remplacĂ© par « La vie des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence la libertĂ© des autres. »" (04 janvier 2021) L'avis de GĂ©rard (Montfermeil) Substance de l'article 29 de la dĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen "Ce proverbe est la substance mĂȘme de l'article 29 de la dĂ©claration des droits de l'homme
LibertĂ©scontre libertĂ©s. Il y a eu longtemps acceptation de ce prĂ©cepte modĂ©rĂ© qui voulait que «la libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres». CâĂ©tait un
LalibertĂ© dâexpression « La libertĂ© sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres » La DDHC de 1789 est la premier texte fondateur de la libertĂ© dâexpression (Art). Câest le premier texte quâon pose sur la libertĂ© dâexpression. Câest Ă la chute de la monarchie que les gens vont avoir envie de sâexprimer pour sâ y opposer
Ace moment, sa libertĂ© s'arrĂȘte la celle des autres; Et vice versa, si les personnes la se trouve il y a quelqu'un veut pendre un photo et ils vont a ailleurs. La libertĂ© de le 'photographe' commence celle des autres. Dans la vie, on fait quelque chose pour laisser les autres ont le dois quotidien, et les autres font le mĂ©mĂ©.
Quest-ce qui est prĂ©fĂ©rable : la libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres OU la libertĂ© consiste Ă faire ce que l'on veut sans nuire Ă la libertĂ© des autres ? Pour moi, la diffĂ©rence entre ces deux dĂ©finitions repose sur la frontiĂšre entre deux libertĂ©s. La premiĂšre dĂ©finition construit une frontiĂšre d'Ă©paisseur nulle entre deux libertĂ©s. La deuxiĂšme
LalibertĂ© des uns sâarrĂȘte oĂč commence celle des autres. Proverbe français sur la vie : Partager sur Facebook Twitter WhatsApp Pinterest Tumblr Google
OKsgQDD. La libertĂ© consiste Ă pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas Ă autrui », selon l'article 4 de la DĂ©claration des Droits de lâHomme et du Citoyen de 1789. Ou alors, selon la maxime populaire ma libertĂ© sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. Ces rappels sont nĂ©cessaires, Ă lâheure oĂč de plus en plus de manifestants Ă travers le monde dĂ©crient lâobligation de porter un masque comme une atteinte Ă la libertĂ© individuelle, et oĂč en France aussi la question vire parfois Ă la violence, comme le montre le cas de lâhomme tabassĂ© dans son commerce dĂ©but aoĂ»t pour avoir exigĂ© le port du masque. Mais pourquoi ces nouvelles obligations suscitent-elles autant de polĂ©miques et de contestation ? Porter, ou non, un masque est-il rĂ©ellement une question qui concerne la libertĂ© ? Une atteinte aux libertĂ©s fondamentales Cette question fait dĂ©bat depuis le mois dâavril, quand la Ligue des Droits de lâHomme a saisi la justice, considĂ©rant que lâarrĂȘtĂ© municipal de Sceaux, imposant le port du masque et un couvre-feu, constituait une atteinte aux libertĂ©s fondamentales. La dĂ©cision du Conseil dâĂtat du 17 avril 2020 a conclu que lâarrĂȘtĂ© en question port[ait] une atteinte immĂ©diate Ă la libertĂ© dâaller et venir et Ă la libertĂ© personnelle ». Notons toutefois que cette dĂ©cision nâimplique pas que lâobligation du port de masque ait Ă©tĂ© jugĂ©e contraire Ă la libertĂ© ; ce qui Ă©tait en question, câĂ©tait lâhabilitation du seul maire de dĂ©cider de mesures plus strictes pour sa commune que celles en vigueur pour toute la France. Selon un communiquĂ© de la Ligue des Droits de lâHomme, câest dâailleurs ce systĂšme Ă deux vitesses qui posait problĂšme, ainsi que le fait dâimposer le port du masque alors que ceux-ci nâĂ©taient pas disponibles pour la population. Alors, Ă quelle libertĂ© lâobligation du port du masque porterait-elle atteinte ? Certainement pas Ă celle dâaller et venir, puisquâil est tout Ă fait Ă©vident que la libre circulation des personnes est possible â et mĂȘme renforcĂ©e tant que la mesure permet dâĂ©viter un nouveau confinement â par cette mesure de prophylaxie. Une forme dâ esclavage » ? Certaines des voix qui sâĂ©lĂšvent contre le port du masque suggĂšrent que cette obligation porterait atteinte Ă leur libertĂ© dâexpression, de conscience ou de vie privĂ©e. Lors dâun grand rassemblement Ă Berlin le 1er aoĂ»t, qui a mobilisĂ© quelque 20,000 personnes venant de tout le pays, les manifestants anti-masques ont dĂ©noncĂ© cette obligation comme une forme dâesclavage et ont revendiquĂ© le fait dâĂȘtre libres ». Ces remarques font Ă©cho aux propos scandĂ©s depuis des mois lors de manifestations aux Ătats-Unis, souvent appropriant le slogan de la lutte pour le droit des femmes et le choix de lâavortement â mon corps, mon choix » â Ă cette fin. Ce refus de politiques de prĂ©vention est particuliĂšrement inquiĂ©tant, surtout lorsque lâon tient compte du fait qu'un grand nombre de personnes qui jugent ces mesures liberticides » sont prĂ©cisĂ©ment celles qui par ailleurs refusent la libertĂ© de choix dans dâautres contextes, comme lâavortement ou les droits des communautĂ©s LGBT+. Que veut dire ĂȘtre libre ? Ă lâheure actuelle, toute question de choix est immĂ©diatement appropriĂ©e dans un discours sur la libertĂ© individuelle. Ce faisant, cependant, lâon oublie souvent que la libertĂ© nâest pas lâabsence de toute contrainte ou lâautodĂ©termination absolue, mais que nos libertĂ©s existent dans une sphĂšre sociale et politique, et sont de ce fait limitĂ©es par celles des autres. Comme lâa bien dit Montesquieu dans De lâesprit des lois, la libertĂ© ne peut ĂȘtre garantie que dans un contexte de limitation et de respect de la loi Il est vrai que dans les dĂ©mocraties le peuple paraĂźt faire ce quâil veut ; mais la libertĂ© politique ne consiste point Ă faire ce que lâon veut. Dans un Ătat, câest-Ă -dire dans une sociĂ©tĂ© oĂč il y a des lois, la libertĂ© ne peut consister quâĂ vouloir faire ce que lâon doit vouloir, et Ă nâĂȘtre pas contraint de faire ce que lâon ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans lâesprit ce que câest que lâindĂ©pendance, et ce que câest que la libertĂ©. La libertĂ© est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire ce quâelles dĂ©fendent, il nâaurait plus de libertĂ©, parce que les autres auraient tout de mĂȘme ce pouvoir. » Ătre libre, ainsi, ce nâest pas faire tout ce que lâon veut, câest faire ce que lâon veut dans un cadre qui garantit la possibilitĂ© Ă tous de dĂ©cider Ă©galement un maximum pour et par eux-mĂȘmes. Câest pourquoi aucune libertĂ© nâest absolue la libertĂ© dâopinion ou dâexpression, si souvent revendiquĂ©e aujourdâhui Ă lâĂšre du numĂ©rique, connaĂźt elle aussi des limites, renforcĂ©es mĂȘme par la loi du 24 juin 2020 visant les contenus sur Internet. Il est, par exemple, interdit de tenir des propos qui incitent Ă la haine ou Ă la violence, prĂ©cisĂ©ment parce que ce type de propos met Ă mal la libertĂ© dâautrui et le systĂšme sur lequel se fonde la protection de cette libertĂ©. Une ingĂ©rence du pouvoir Ces considĂ©rations sâappliquent-elles aussi lorsquâil sâagit du port du masque ? Selon dâaucuns, cette obligation constitue une ingĂ©rence de la part des pouvoirs publics sur leurs choix personnels, une forme de paternalisme quâils estiment inacceptable. Câest Ă chacun, ils disent, de dĂ©cider sâil veut se mettre en danger, prendre le risque de tomber malade. Ce nâest pas le rĂŽle de lâĂtat dâintervenir dans les choix et les prĂ©fĂ©rences. Si un tel argument est recevable, ce type de raisonnement nâest valable que dans les cas oĂč les choix et prĂ©fĂ©rences ne comportent aucun tort commis Ă lâĂ©gard dâautrui, et nâentraĂźnent aucune restriction de ses droits ou libertĂ©s fondamentales. Dans le cas du port du masque, pourtant, il ne sâagit pas dâune obligation de se protĂ©ger, mais dâune mesure visant la protection des autres, et surtout les plus vulnĂ©rables au sein de notre sociĂ©tĂ©. Sâil est vrai que la DĂ©claration universelle des droits de lâhomme garantit la libertĂ© dâexpression et de conviction, il ne faut pas oublier cet autre droit mentionnĂ© dans lâarticle 3 Tout individu a droit Ă la vie, Ă la libertĂ© et Ă la sĂ»retĂ© de sa personne ». Or, câest prĂ©cisĂ©ment ici quâintervient la limitation imposĂ©e Ă notre libertĂ© suggĂ©rĂ©e dans la DĂ©claration des droits de lâhomme et du citoyen et par Montesquieu. Car, confrontĂ©s Ă une pandĂ©mie qui coĂ»te la vie quotidiennement Ă des milliers de personnes Ă travers le monde, et qui entraĂźne par ailleurs de nombreux dommages collatĂ©raux Ă©conomiques et sociaux, lâon peut argumenter que la protection de la vie, la libertĂ© et la sĂ»retĂ© dâautrui doit ĂȘtre priorisĂ©e par rapport Ă la libertĂ© dâopinion, de conviction ou de prĂ©fĂ©rences individuelles. Sâil existe des moyens simples et efficaces pour ralentir la propagation de la maladie et les pertes humaines, comme le port du masque, ceux-ci ne doivent ainsi pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des entraves Ă notre libertĂ©, mais au contraire comme une maniĂšre de la promouvoir. La libertĂ© absolue, câest la responsabilitĂ© absolue Il y a peut-ĂȘtre ceux que ces arguments ne convaincront pas, ceux qui verront dans ces dĂ©finitions politiques une conception dĂ©flationniste de la libertĂ© humaine, qui refuse lâautonomie et lâautodĂ©termination individuelles. Rappelons, cependant, que mĂȘme les penseurs qui ont dĂ©fendu une conception beaucoup plus radicale de la libertĂ© humaine, comme JeanâPaul Sartre qui affirmait que la libertĂ© Ă©tait la possibilitĂ© de se choisir indĂ©pendamment des contextes politiques ou des normes, nâont jamais soutenu que lâexercice de la libertĂ© Ă©tait sans contraintes. Pour Sartre, notamment, la libertĂ© absolue va de pair avec la responsabilitĂ© absolue. Câest parce que lâhomme est libre quâil est responsable, et Sartre prĂ©cise que cela ne veut pas dire que lâhomme est responsable de sa stricte individualitĂ©, mais quâil est responsable de tous les hommes. » Aucune norme, aucune loi, aucune institution ne peut nous dire ce que nous devons faire, ce qui est juste. Cependant, nos actions et nos choix impactent les autres qui nous entourent, et câest prĂ©cisĂ©ment parce que ces actions sont libres que nous devons rĂ©pondre de leurs consĂ©quences. Autrement dit, une conception radicale de la libertĂ© implique une conscience accrue du fait que nous tenons la vie et la libertĂ© de toute autre personne entre nos mains. Quelle que soit notre conception de la libertĂ©, aucun argument juridique ni moral ne permet de soutenir lâidĂ©e que lâobligation du port du masque serait contraire Ă cette libertĂ©. Un seul argument allant dans ce sens serait valable, et il est loin dâĂȘtre le plus frĂ©quemment citĂ© sur les rĂ©seaux sociaux ou lors de manifestations. Cet argument est dâordre Ă©conomique. En effet, les masques coĂ»tent cher, et surtout dans un pays comme les Ătats-Unis, oĂč actuellement 10 % de la population ne dispose pas de suffisamment de nourriture, exiger le port du masque pour sortir alors quâon ne prĂ©voit pas de distribution de ces masques ou dâaide financiĂšre Ă ces populations peut en effet constituer une atteinte Ă la libertĂ© de circuler. Cependant, ceci ne devrait pas comporter un argument contre le port du masque, mais au contraire encourager nos sociĂ©tĂ©s Ă garantir un accĂšs Ă©quitable aux ressources nĂ©cessaires pour la subsistance et la protection des droits de tous.
SociĂ©tĂ© En France, on est en thĂ©orie libre de dire, d'Ă©crire et de caricaturer. Mais les lois veillent et mieux vaut connaĂźtre son code sur le bout des doigts... La DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP La libertĂ© d'expression est comme un morceau de gruyĂšre, pleine de trous. Plus de 400 lois et articles des Codes pĂ©nal et civil grignotent les principes posĂ©s par la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle-mĂȘme dĂ©jĂ trĂšs mesurĂ©e. Mais faut-il s'en plaindre ? La DĂ©claration pose le principe de la libertĂ© d'expression dans ses articles 10 et 11 en affirmant que nul ne doit ĂȘtre inquiĂ©tĂ© pour ses opinions, mĂȘme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public Ă©tabli par la loi » article 10 et que la libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l'homme tout citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă rĂ©pondre Ă l'abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la loi » article 11. Retrouvez notre hors sĂ©rie 2 500 ans de libertĂ© d'expression, disponible dans notre boutique Vie privĂ©e Mais la libertĂ© de l'un s'arrĂȘte lĂ oĂč celle des autres commence. Et donc de multiples rĂšgles limitent la libertĂ© d'expression. Ainsi, chacun a droit au respect de sa vie privĂ©e » article 9 du Code civil, chacun a droit au respect de la prĂ©somption d'innocence » article 9-1 du Code civil. Il est interdit de diffamer et d'injurier les morts et les vivants article 29, 30, 31, 32 de la loi de 1881, une personne ou un groupe de personnes Ă raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance Ă une ethnie, une nation, une race ou une religion [...], de leur sexe, de leur orientation ou identitĂ© sexuelle ou de leur handicap » article 32. Le Code pĂ©nal interdit de publier un montage composĂ© des paroles ou de l'image d'une personne sans son consentement s'il n'est pas Ă©vident qu'il s'agit d'un montage ou si cela n'est pas expressĂ©ment mentionnĂ© » article 226-8, impose le respect du secret professionnel » article 226-13, des correspondances article 226-15, impose une protection particuliĂšre des mineurs en interdisant, notamment, de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, un message Ă caractĂšre violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature Ă porter gravement atteinte Ă la dignitĂ© humaine ou Ă inciter des mineurs Ă se livrer Ă des jeux les mettant physiquement en danger » lorsque ce message est susceptible d'ĂȘtre vu par un mineur article 227-24. Fausses nouvelles On peut ajouter Ă ces interdictions le fait d'interdire les publications pour la jeunesse prĂ©sentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lĂąchetĂ©, la haine, la dĂ©bauche ou tous actes qualifiĂ©s de crimes ou dĂ©lits ou de nature Ă dĂ©moraliser l'enfance ou la jeunesse, ou Ă inspirer ou entretenir des prĂ©jugĂ©s ethniques ou sexistes » article 2 de la loi du 16 juillet 1949, l'interdiction de porter atteinte Ă des fonctionnaires, au drapeau et Ă l'hymne national article 433-5 et 433-5-1 du Code pĂ©nal, de publier de fausses nouvelles article 27 de la loi de 1881, d'entraver l'exercice de la justice en essayant d'influencer les juges et les tĂ©moins article 434-6 du Code pĂ©nal. Il est aussi interdit de publier une photo d'une personne portant des menottes alors qu'elle fait l'objet d'une procĂ©dure pĂ©nale mais n'a pas Ă©tĂ© jugĂ©e. De mĂȘme, il est interdit de publier des actes d'accusation et de procĂ©dure criminelle avant leur lecture en sĂ©ance publique article 38 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, de diffuser des renseignements ou des images permettant l'identification d'une victime d'une agression sexuelle article 39, etc. Lire aussi 1881, la vraie loi contre les fausses nouvelles Beaucoup de principes qui ne sont pas appliquĂ©s. Le Web change-t-il la donne ? En thĂ©orie, non. Si la libertĂ© de communication sur le Net existe, elle est limitĂ©e dans la mesure oĂč elle doit respecter la dignitĂ© de la personne humaine, la vie privĂ©e, la propriĂ©tĂ© d'autrui, le caractĂšre pluraliste de l'expression des courants de pensĂ©e et d'opinion et, d'autre part, la sauvegarde de l'ordre public, les besoins de la dĂ©fense nationale et les exigences de service public articles 1 de la loi pour la confiance dans l'Ă©conomie numĂ©rique du 21 juin 2004 et de la loi relative Ă la libertĂ© de communication du 30 septembre 1986. Mais les pouvoirs publics et les juges peinent Ă faire respecter ces rĂšgles... Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimitĂ© Vous lisez actuellement LibertĂ© d'expression et censure ce que dit la loi 5 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point. Vous ne pouvez plus rĂ©agir aux articles suite Ă la soumission de contributions ne rĂ©pondant pas Ă la charte de modĂ©ration du Point.
LâĂ©dito Je ne vais peut-ĂȘtre pas me faire que des amis, mais ce nâest pas grave, je dis ce que je pense. Je ne suis pas pour le caractĂšre obligatoire du vaccin contre la Covid. Je respecte les opinions dâautrui, mĂȘme quand je ne les partage pas. Je suis fait ainsi et ne changerai guĂšre. Mais il faut ĂȘtre cohĂ©rent une personne qui veut participer Ă un moment social ou un acte collectif doit ĂȘtre en phase avec la sociĂ©tĂ©, respecter lâautre et ne pas ĂȘtre un danger pour lui. PubliĂ© le 12/01/2021 Ă 1515, mis Ă jour le 14/01/2021 Ă 1009. © Smart Dicson Donc quand le Medef propose un passeport sanitaire qui viserait Ă rĂ©server l'accĂšs aux salons professionnels, aux confĂ©rences aux personnes immunisĂ©es et qui ne peuvent propager le virus en groupe, je ne suis pas choquĂ©. De mĂȘme pour les accĂšs aux aĂ©roports, aux théùtres, aux cinĂ©mas⊠mais comment qualifier ce rempart provisoire contre la Covid ? Est-il liĂ© au seules personnes vaccinĂ©es et/ou aux personnes dĂ©jĂ touchĂ©es et ayant dĂ©velopper des anti-corps ? Ce ne serait guĂšre dĂ©mocratique quand lâaccĂšs aux vaccins lui mĂȘme reste prĂ©caire. Ne peut-on admettre les personnes qui peuvent afficher les rĂ©sultats nĂ©gatifs dâun test effectuĂ© depuis moins de 48 heures ou Ă dĂ©faut venir 30 mn avant et se faire tester avec un rĂ©sultat nĂ©gatif immĂ©diat avant lâentrĂ©e dans le salon ou la confĂ©rence ? Je ne suis pas mĂ©decin et donc ne me prononcerai pas sur les modalitĂ©s mais ce principe de parallĂ©lisme entre droits et devoirs me paraĂźt une base logique. Dâautant plus que le digital permet toujours lâaccĂšs aux events Ă ceux qui ne veulent pas/ne peuvent se soumettre Ă lâun ou lâautre de ces process. La libertĂ© des uns s'arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres » John Stuart Mill Ă lire aussi
La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. » proverbeJâai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je lâentendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă chaque fois quâon devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle sâarrĂȘter lĂ oĂč commence celle de lâautre ? Existe-t-il des frontiĂšres entre les libertĂ©s ? Les libertĂ©s sont-elles des propriĂ©tĂ©s strictement privĂ©es, dĂ©limitĂ©es, dont on ne peut sortir » sans empiĂ©ter sur le terrain de lâautre ? Sont-elles, par consĂ©quent, des prisons aux clĂŽtures invisibles ? Ne puis-je pas cheminer, librement, dans un espace public sans craindre de marcher sur les plates-bandes de quelquâun ? Existe-t-il une sorte de marquage de territoire », comme dans le rĂšgne animal ? Et si ma libertĂ©, comme dit le dicton, sâarrĂȘte » Ă une certaine limite, que dois-je faire ? Du surplace ou rebrousser chemin ? Et si je choisis de mâarrĂȘter Ă la limite, dois-je passer le flambeau de la libertĂ© Ă cet autre » qui cheminera avec pour le passer Ă son tour Ă un autre une fois sa limite atteinte, et ainsi de suite ? Et qui nous dit que la libertĂ© est linĂ©aire ? Ou unidimensionnelle ? Quâest-ce Ă dire, la libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres » ? Est-ce Ă dire que ma libertĂ© prend fin dĂšs que lâautre commence » Ă ĂȘtre libre ? Quâil nâĂ©tait pas libre avant? Quâil mâa fallu lui passer la main? Que je ne suis plus libre aprĂšs ? Les libertĂ©s doivent-elles nĂ©cessairement se rencontrer ? Se confronter? Entrer en collision ? EmpiĂ©ter les unes sur les autres ? Ne peuvent-elles pas rouler en parallĂšle ? Comme les automobiles sur une autoroute Ă plusieurs voies ? Si jâexerce ma libertĂ© de penser, ou de chanter, ou dâĂ©crire, ou de dessiner, pourquoi faut-il que cet exercice soit circonscrit dans des limites spatiales ? En quoi mon prochain peut-il ĂȘtre dĂ©rangĂ© ou se sentir envahi si je pense, ou je chante, ou je danse dans mon univers parallĂšle », dans mon monde Ă moi, tant que je ne lui cause aucune nuisance, ni sonore, ni visuelle, ni olfactive, nos univers Ă©tant distants et disjoints ? Ă lui son monde, Ă moi le mien ; Ă lui ses goĂ»ts, Ă moi les miens ; Ă lui ses valeurs, Ă moi les miennes ; Ă lui ses limites, sâil le veut, et Ă moi mes illimitations, qui ne sauraient lui crĂ©er la moindre entrave, puisque chacun Ă©volue dans son univers. Il nâa pas Ă venir coller son oreille Ă ma porte » pour entendre ce que je dis et sâen offusquer, ni moi de mon cĂŽtĂ©. Rien ne devrait arrĂȘter ma libertĂ© car devant moi, il nây a pas les autres il y a ma libertĂ©. Les autres sont Ă cĂŽtĂ©, dans leur voie de circulation, dans leur direction, vers leur destination. Ă chacun sa dimension. Ă chacun son univers, son royaume ou son enfer ! Ma libertĂ© ne finit pas au seuil de celle dâautrui, tout comme la libertĂ© dâautrui ne commence pas Ă la fin de la mienne. Aucune libertĂ© ne devrait marquer le dĂ©but ou la fin dâune autre. Ce ne sont pas des bouts Ă joindre. Ce nâest pas une course de relais. Ce nâest pas une exploitation agricole. Ă toi ton enclos, Ă moi le mien. Tu tâarrĂȘtes lĂ oĂč ma propriĂ©tĂ© un tout autre schĂšme, un tout autre paradigme. Câest un multivers », qui nâa ni limites ni frontiĂšres, qui se situe en dehors de lâespace-temps. Laissez-moi nager, voyager, voltiger dans ma galaxie ». Jouer ma musique, dessiner mes formes, chanter, rĂȘver, danser, tournoyer, farandoler avec mes anges ou mes dĂ©mons ! Et si je me perds dans le vide, câest ma perdition, pas la vĂŽtre ! Vous, vous ne risquez rien. Et je ne vous ai pas demandĂ© de me rejoindre ! Mais laissez ceux qui aiment mon spectacle astral emprunter ma Voie lactĂ©e ! Elle ne peut croiser la vĂŽtre ! Câest une voie alternative ! Les textes publiĂ©s dans le cadre de la rubrique courrier » nâengagent que leurs auteurs et ne reflĂštent pas nĂ©cessairement le point de vue de LâOrient-Le Jour. La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres. » proverbeJâai toujours pris cette sentence pour acquise, sans vraiment me pencher dessus, la soupeser ou la visualiser. Je lâentendais, comme une ritournelle, depuis petit, Ă chaque fois quâon devait brimer ma libertĂ© ou celle des autres. Pourquoi et comment ma libertĂ© doit-elle sâarrĂȘter lĂ oĂč...
Fais ce que tu veux sans dĂ©ranger », telle est la conception de la libertĂ© la plus rĂ©pandue. Câest oublier que la vraie libertĂ© est un engagement qui se dĂ©clenche quand lâamour entre en scĂšne. La libertĂ© des uns sâarrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres⊠» DâoĂč vient cette formule ? Est-ce la meilleure dĂ©finition de la libertĂ© ? Cet adage est issu tout droit des philosophies dits contractualistes » des LumiĂšres. Comprenez dans un monde oĂč chacun roule pour soi, et oĂč tous ont les mĂȘmes besoins fondamentaux, si chacun se met en tĂȘte de faire absolument ce qui lui plaĂźt, personne nâaura grand-chose, voire rien. Prenons un exemple au hasard dans un monde oĂč chacun espĂšre vivre en bonne santĂ© aussi longtemps que possible, tous ont intĂ©rĂȘt Ă sâempĂȘcher de se postillonner Ă la figure, mĂȘme si personne nâaime se couvrir le nez dâun masque du matin au soir. Nâimporte qui est capable de comprendre ce que voulaient signifier Hobbes, Rousseau ou Kant une absolue libertĂ© pour tous est la fin de la sĂ©curitĂ© de chacun, chaque individu doit donc dans son propre intĂ©rĂȘt renoncer Ă lâexercice de son bon vouloir absolu. Il faudra adopter des rĂšgles qui garantissent la sĂ©curitĂ© de tous, qui nous protĂšgent de nos mutuels appĂ©tits de pouvoir. Une fois ces rĂšgles adoptĂ©es, la dĂ©fense des libertĂ©s peut sâorganiser libertĂ© dâopinion, dâexpression, dâassociation, de mouvementâŠFais ce que tu veux, sans dĂ©ranger ?Ătonnons-nous cependant de ce que cette maxime visant la vie en commun, et permettant de poser les bases dâun fonctionnement dĂ©mocratique soit devenue lâalpha et lâomĂ©ga de la conduite individuelle, et collective. Fais ce que tu veux, du moment que tu ne dĂ©ranges personne. Ou explore tous les possibles, du moment que lâautre est consentant. Je suis libre se traduit alors ainsi je fais tout ce qui me plaĂźt tant que je nâempiĂšte pas sur la libertĂ© des autres. Câest oublier deux choses La libertĂ© est un engagementPremiĂšrement, notre libertĂ© nâest pas dâautant plus grande que notre champ des possibles sâĂ©tend celui qui a tout Ă sa portĂ©e mais ne choisit jamais rien, devant qui sâouvre toutes les portes mais nâen pousse jamais aucune est exactement dans la mĂȘme situation quâun homme empĂȘchĂ©. Il ne fait rien, non par impossibilitĂ© mais par impuissance Ă vouloir, Ă choisir, Ă sâengager. En rĂ©alitĂ©, notre libertĂ© est dâautant plus grande, que notre capacitĂ© Ă nous engager est forte, solide, libertĂ© se prouve et sâĂ©prouve dans lâengagement, lâengagement se dĂ©clenche quand lâamour entre en scĂšne. Au service dâun bienDeuxiĂšmement, lâessence de la libertĂ© est ailleurs, elle ne se mesure pas Ă la quantitĂ© des choix qui sâoffrent Ă nous. La question qui mĂ©rite dâĂȘtre posĂ©e nâest pas JusquâoĂč peut aller la libertĂ© libertĂ© dâopinion, dâexpression, de dĂ©placement ? » La question seule question qui vaille est Une libertĂ© pour faire quoi ? » Ainsi, ce qui nous rend libre câest avant tout dâavoir encore et toujours la capacitĂ© Ă former des projets qui valent la peine quâon se lĂšve et quâon se batte. Paradoxalement une vraie libertĂ© est toujours au service dâun bien, lumiĂšre pour lâintelligence, Ă©lan pour la volontĂ©. Ne dĂ©fendons pas les libertĂ©s dans un objectif stĂ©rile de prĂ©servation dâelles-mĂȘmes la libertĂ© se prouve et sâĂ©prouve dans lâengagement, lâengagement se dĂ©clenche quand lâamour entre en ma libertĂ© sâarrĂȘte non pas lĂ oĂč commence celle des autres ma libertĂ© sâarrĂȘte lorsque je nâai rien Ă aimer, lorsque je ne vois plus rien qui vaille la peine dâĂȘtre sauvĂ©. DĂ©cider dâaimer la vie, et vouloir un monde oĂč chacun ne roule pas pour soi, voilĂ prĂ©cisĂ©ment le cĆur de notre libertĂ© câest Ă la valeur de nos objectifs que se mesure notre aussi La libertĂ© est le privilĂšge des grands cĆurs
la libertĂ© s arrĂȘte lĂ oĂč commence celle des autres