Administration Protection individuelle. Tenue. Tenue complĂ©te maintien de l'ordre AMGPRO. Voir les photos (2) CaractĂ©ristiques. RĂ©sumĂ©. Produits similaires. 9000 € TTC Produit Ă©puisĂ© Etre alertĂ© Description DĂ©nomination : Casque Maintien de l'ordre - Pare-balles G1 (Gallet 4000). DestinĂ© Ă  la gendarmerie et Ă  la police nationale. Coiffe du type F1 - sĂ©rie 1 en polyamide garni de cuir, avec ProtecopGroupe industriel Français depuis 1982, Protecop conçoit, fabrique et commercialise des Ă©quipements de protection individuelle tant pour le maintien de l’ordre que pour la protection balistique destinĂ©s aux primo intervenants des Forces ArmĂ©es ou des sociĂštĂ©s de sĂ©curitĂ© privĂ©es aussi bien en France qu’à l’étranger. Fort de 35 ans d’expĂ©rience, Protecop rĂ©pond Selonune enquĂȘte de Mediapart, 51 % des jets de grenades de dĂ©sencerclement et 18 % des tirs de lance-grenades opĂ©rĂ©s par les forces Maintiende l'ordre; Protection feu; dĂ©fense Goodies; police municipale. 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En tant qu'acheteur, vous devez donc enchĂ©rir jusqu'Ă  dĂ©passer le prix de rĂ©serve afin de pouvoir remporter l'objet. La livraison par Mondial Relay n'est possible qu'en cas de paiement par Carte Bleue ou livraison Colissimo par NaturaBuy n'est possible qu'en cas de paiement par Carte Bleue ou moyen d'expĂ©dition des armes constatĂ© chez ce calculĂ© sur ses expĂ©ditions des 30 derniers jours, aprĂšs confirmation du moyen d'expĂ©dition constatĂ© chez ce vendeur sur ce type de calculĂ© sur ses expĂ©ditions des 30 derniers jours aprĂšs, confirmation du de rĂ©ponse moyen constatĂ© sur les questions posĂ©esĂ  ce vendeur sur les 30 derniers jours. Introduction Pour le sociologue Norbert Elias, le processus de crĂ©ation de l’Etat n’est que l’histoire de la monopolisation de la violence lĂ©gitime par une autoritĂ© centralisĂ©e. En France et de nos jours, cette violence lĂ©gitime est le monopole de l’Etat, qui la dĂ©lĂšgue Ă  des institutions comme la police ou la gendarmerie police nationale sous la 5e rĂ©publique trouve ses fondements dans deux textes ‱ Article 12 DDHC 1789 La force publique est instituĂ©e pour l’usage de tous et non pour l’utilitĂ© particuliĂšre de ceux auxquels elle est confiĂ©e. »‹ Loi du 24 Avril 1941 Les services de police sont placĂ©s sous l’autoritĂ© du ministre d’Etat Ă  l’intĂ©rieur et dirigĂ©s par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la police. »AprĂšs les Ă©meutes de 1968, l’opinion publique commence Ă  s’élever contre les dĂ©rives de l’institution, notamment les violences policiĂšres sur les manifestants. Pour y rĂ©pondre, le prĂ©fet de police de l’époque, Maurice Grimaud, rĂ©dige une lettre adressĂ©e Ă  ses hommes premiĂšres femmes policiĂšres en 1979 avec une phrase restĂ©e cĂ©lĂšbre Frapper un manifestant tombĂ© Ă  terre, c’est se frapper soi-mĂȘme en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policiĂšre. Il est encore plus grave de frapper des manifestants aprĂšs arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans les locaux de police pour y ĂȘtre interrogĂ©s. » Cette lettre a Ă©tĂ© reprise dans le magazine Liaisons » de la prĂ©fecture de police de Paris en 2018 dans le contexte des manifestations Gilets Jaunes » en omettant justement le passage que nous venons de citer qui est le passage le plus important de la question des violences policiĂšre devient un enjeu national avec le meurtre de Malik Oussekine, jeune Ă©tudiant frappĂ© Ă  mort par un groupe de CRS en marge d’une manifestation Ă  Paris. Cet Ă©vĂšnement, advenu en 1986, aura un retentissement national. Le premier Code de dĂ©ontologie de la police nationale est publiĂ© la mĂȘme annĂ©e ‱ Article premier La police nationale concourt Ă  la garantie des libertĂ©s et Ă  la dĂ©fense des institutions de la RĂ©publique, au maintien de la paix et de l’ordre public et Ă  la protection des personnes et des biens. »‹ Introduction de l’obligation de rĂ©serve Les fonctionnaires de police peuvent s’exprimer librement dans les limites rĂ©sultant de l’obligation de rĂ©serve Ă  laquelle ils sont tenus. »L’auteur du statut de la fonction publique de 1983, Ă  l’origine de cette rĂ©forme du code de dĂ©ontologie, Anicet Le Pors, avait pourtant rejetĂ© l’introduction de l’obligation de rĂ©serve Le Monde, les fonctionnaires, citoyens de plein droit, 31-01-2008 J’ai rejetĂ© Ă  l’AN le 3 mai 1983 un amendement tendant Ă  l’inscription de l’obligation de rĂ©serve dans la loi, c’est une construction jurisprudentielle extrĂȘmement complexe qui fait dĂ©pendre l’obligation de rĂ©serve de divers critĂšres dont le plus important est la place du fonctionnaire dans la hiĂ©rarchie. »‹ Le New Public Management ou la politique du chiffre » Depuis 2010 sous Sarkozy, l’encadrement de la police Ă  partir du grade d’officier bĂ©nĂ©ficie d’une prime de performance. 9912 euros /an pour un commandant, 25 000 euros /an pour un commissaire, 58 104 euros /an pour un directeur de service ; avec un coefficient multiplicateur de 1 Ă  de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration IGA n°13-051/13-027/01 de juillet 2013 le management par objectifs de la dĂ©linquance a largement contribuĂ© Ă  cette absence ou ce dĂ©sengagement du contrĂŽle de l’enregistrement. Les chefs de service, placĂ©s entre l’injonction d’afficher de bons rĂ©sultats et l’impĂ©ratif de contrĂŽler la bonne application du guide de mĂ©thodologie statistique, privilĂ©giaient souvent la premiĂšre option. »Ce rapport montre une institutionnalisation de la manipulation des chiffres 2 directives de la Direction Centrale de la SĂ©curitĂ© Publique DCSP, datant de 2006, font passer le taux de dĂ©gradations dĂ©lictuelles en dĂ©linquance gĂ©nĂ©rale de 16 Ă  11% en faisant sortir dĂšs 2007 et les annĂ©es suivantes prĂšs de 130 000 faits de l’Etat 4001 4001 est la source administrative relevant les faits constatĂ©s dĂ©lits et crimes par les services de police, c’est-Ă -dire les crimes et dĂ©lits portĂ©s Ă  la connaissance de ces services ou dĂ©couverts par ceux-ci. » C’est l’annuaire regroupant tous les dĂ©lits/crimes en droit français dans des catĂ©gories. Chaque commissariat transmet, en fonction de cette nomenclature, le nombre de faits constatĂ©s et de faits Ă©lucidĂ©s par le commissariat. Cela permet de faire une moyenne, appelĂ©e taux d’élucidation global », qui sert de base pour Ă©valuer la performance de chaque commissariat et aussi Ă  l’attribution des infractions comme les ILS Infractions Ă  la lĂ©gislation sur les stupĂ©fiants ou l’irrĂ©gularitĂ© administrative sans papiers sont Ă©lucidĂ©es dĂšs qu’elles sont constatĂ©es il suffit qu’un policier voit quelqu’un fumer un joint pour l’arrĂȘter. Les ILS, par exemple, sont intĂ©ressantes pour les commissariats puisqu’elles ont gĂ©nĂ©ralement un taux d’élucidation proche de 100%. Constater plus d’ILS fait monter le taux d’élucidation global. Ces infractions ILS, sans papiers etc
 visent des populations prĂ©caires, majoritairement des pauvres et des immigrĂ©s. Ce sont les plus susceptibles d’ĂȘtre concernĂ©s un fumeur riche ne va pas fumer dans la rue, un riche a des papiers. C’est le constat d’une Ă©tude de l’Observatoire Français de la Toxicomanie OFDT. On y voit une dĂ©connection totale entre le nombre d’arrestations pour usage de cannabis dans un dĂ©partement par rapport au nombre d’usagers. Exemple Paris 1er pour usage 5eme pour les arrestations ; ArdĂšche 4e pour usage 53Ăšme pour les arrestations ; Seine-Saint-Denis 42Ăšme rang des usagers 1Ăšre pour les dĂ©sastreuses possibles de ces manipulations de chiffres mauvaise reprĂ©sentation des chiffres de la dĂ©linquance, qui sont eux-mĂȘmes utilisĂ©s pour rĂ©partir les nouveaux effectifs et dĂ©cider de l’attribution de moyens aux nouveau code de dĂ©ontologie Nouveau code de dĂ©ontologie CD ci-aprĂšs dĂ©cret du 1er janvier 2014, article 1er [
] la police nationale et la gendarmerie ont pour mission d’assurer la dĂ©fense des institutions et des intĂ©rĂȘts nationaux, le respect des lois, l’ordre public, la protection des personnes et des biens. »Dans le code de 1986 la police concourt Ă  la garantie des libertĂ©s. En 2014, le mot libertĂ© est supprimĂ© et remplacĂ© par "respect des lois." Le mot rĂ©publique est supprimĂ© et remplacĂ© par intĂ©rĂȘts nationaux. »Le nouveau CD arrive avec le nouveau Code de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure CSI et l’article R. 434-12 portant sur le crĂ©dit et le renom de la police nationale le policier ne se dĂ©part de sa dignitĂ© en aucune circonstance. En tout temps, dans ou en dehors du service, y compris quand il s’exprime Ă  travers les rĂ©seaux de communication Ă©lectronique sociaux, il s’abstient de tout acte, propos ou comportement de nature Ă  nuire Ă  la considĂ©ration portĂ©e Ă  la police nationale et Ă  la gendarmerie. Il veille Ă  ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte Ă  leur crĂ©dit ou Ă  leur rĂ©putation. »Cet article est repris de l’article 5 du statut gĂ©nĂ©ral de la fonction publique du 14 septembre 1941 promulguĂ©e par le rĂ©gime de Vichy Le fonctionnaire doit, dans sa vie privĂ©e, Ă©viter tout ce qui serait de nature Ă  compromettre la dignitĂ© de la fonction publique. Il doit, en toutes circonstances, respecter et faire respecter l’autoritĂ© de l’Etat. » Ces dispositions sont reprises sous le nom de devoir d’exemplaritĂ© » par le ministĂšre de l’intĂ©rieur. Le policier doit s’abstenir d’adopter un comportement ou une attitude susceptibles d’altĂ©rer la crĂ©dibilitĂ© de son action en service et/ou porter atteinte Ă  l’image et la rĂ©putation de l’institution qu’il reprĂ©sente. [
] le devoir d’exemplaritĂ© est violĂ© par le comportement incriminĂ©, que celui-ci ait eu ou non pour consĂ©quence de flĂ©trir l’image de l’institution. »Ce devoir d’exemplaritĂ© est en rĂ©alitĂ© trĂšs injustement appliquĂ©, ce que nous verrons par la suite. Il est Ă©galement excessivement intrusif, notamment sur les libertĂ©s individuelles des fonctionnaires de police. Par exemple, des relations personnelles en connaissance de cause avec une personne dĂ©favorablement connue des services de police et/ou de justice. » Nous parlons bien ici de personnes qui ont dĂ©jĂ  purgĂ© leur peine et qui sont par consĂ©quent censĂ©es ĂȘtre rĂ©habilitĂ©es vis-Ă -vis de la sociĂ©tĂ©. Cela contribue Ă  Ă©riger une frontiĂšre sociale entre policiers et dĂ©linquants que nous verrons Ă©galement Le Code EuropĂ©en d’éthique de la police CEEP ci-aprĂšs Recommandation 200110 adoptĂ©e par le ComitĂ© des Ministres du Conseil de l’Europe le 19 septembre 2001 prĂ©voit que la police doit ĂȘtre responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs reprĂ©sentants. Elle doit faire l’objet d’un contrĂŽle externe efficace » [article 59] et que les pouvoirs publics doivent mettre en place des procĂ©dures effectives et impartiales de recours contre la police. » Commentaires La police enquĂȘtant sur la police est une opĂ©ration qui suscite gĂ©nĂ©ralement des doutes quant Ă  son impartialitĂ© [
] en dernier ressort, il doit ĂȘtre possible de soumettre ces plaintes Ă  un tribunal. » Le CEEP Ă©tait censĂ© servir de cadre Ă  l’élaboration d’un nouveau CD. Comme nous l’avons vu prĂ©cĂ©demment, la France a Ă©laborĂ© un nouveau CD qui est entrĂ© en vigueur en ne pouvons que dĂ©plorer que les orientations prĂ©conisĂ©es par ce code n’aient pas Ă©tĂ© suivies d’effets. L’IGPN reste aujourd’hui une spĂ©cificitĂ© française. Une institution opaque, oĂč siĂšgent en majoritĂ© des policiers gradĂ©s » pas de gardiens de la paix enquĂȘteurs de l’IGPN, il faut ĂȘtre minimum officier.Nous allons nous appuyer sur le livre L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements dans la police nationale » publiĂ© en 2019 par Alexandre Langlois, un ancien policier et reprĂ©sentant syndical. L’auteur dĂ©crit Ă  la page 66 l’histoire d’un policier qui voulait porter plainte contre sa hiĂ©rarchie devant l’IGPN. En 2016, le policier est victime d’un faux en Ă©criture 441-1 Code PĂ©nal. Sa hiĂ©rarchie a rempli une feuille de mutation Ă  sa place aprĂšs qu’il a eu dĂ©noncĂ© des dysfonctionnements au sein de son service en tant que dĂ©lĂ©guĂ© syndical. MalgrĂ© plusieurs plaintes Ă  sa hiĂ©rarchie et Ă  la CAP Commission Administrative Paritaire, en charge de valider les demandes de mutation personne ne veut lui donner policier saisit la justice en dĂ©posant plainte auprĂšs du procureur qui mandate l’IGPN. Au cours de son entretien, il prouve l’impossibilitĂ© de sa prĂ©sence au commissariat Ă  la date de la signature du document litigieux notamment un relevĂ© bancaire montrant des transactions dans une ville Ă©loignĂ©e au mĂȘme moment. L’IGPN ignore ces preuves et le policier subit un interrogatoire visant Ă  le exemple [enquĂȘteur de l’IGPN] Je vois dĂ©jĂ  deux manquements aux obligations, si je creusais un peu plus je suis sĂ»r que j’en trouverais d’autres. [
] Attention quand les dossiers vont tomber de l’armoire. » L’administration n’aime pas qu’on lave son linge sale en public [
] Si vous n’établissez pas que le faux existe, vous serez poursuivi pour dĂ©lit imaginaire. [
] Vous auriez Ă©tĂ© plus serein en acceptant la mutation. »Finalement, le policier doit refuser la mutation et est en consĂ©quence privĂ© d’avancement pour 3 ans, ce qui implique le gel de son exemple attestant de l’opacitĂ© de l’IGPN en 2007 la section parisienne de l’IGPN, l’IGS Inspection GĂ©nĂ©rale des Services, a sciemment truquĂ© une procĂ©dure relative Ă  un trafic de titres de sĂ©jours mettant en cause Ă  trois cadres du parti socialiste. Note dans le contexte des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007. Ils ont Ă©tĂ© innocentĂ©s en 2011, 4 juges d’instructions mĂšnent 6 enquĂȘtes sur l’IGS depuis. Ils ont mis au jour de nombreuses irrĂ©gularitĂ©s falsification de procĂšs-verbaux, pressions sur des tĂ©moins, falsification de retranscriptions d’écoutes tĂ©lĂ©phoniques etc
 Le monde, 11 janvier 2012, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire.Pressions, chantages Ă  l’avancement, aux mutations, manipulations de preuves
 telles sont les pratiques qu’on peut observer Ă  l’IGPN. On va voir que c’est rĂ©current dans l’administration policiĂšre. Toute personne au sommet de la hiĂ©rarchie dans son domaine commandants sur les gardiens, commissaires sur les commandants, prĂ©fets sur les commissaires use de la coercition et du chantage Ă  l’encontre de ses subordonnĂ©s. Cela n’est pas fait pour amĂ©liorer la qualitĂ© du service public, mais pour assurer la fidĂ©litĂ© Ă  la hiĂ©rarchie, l’obĂ©issance aux ordres, et l’exercice de tĂąches souvent ingrates et rĂ©pĂ©titives, inefficaces en matiĂšre de sĂ©curitĂ© publique, mais importantes pour satisfaire la politique du institutions disciplinaires Dans le cadre de ce dossier, j’ai pu rĂ©aliser un entretien tĂ©lĂ©phonique avec [///////], ancien policier et agent de renseignement en France [///////], que vous pourrez consulter dans son intĂ©gralitĂ© en annexe. Sur la question de l’utilisation de la contrainte par l’administration sur les policiers, [///////] m’a fourni la rĂ©ponse suivante Les policiers sont tenus de deux maniĂšres. Tout dans la police est dĂ©cidĂ© par des commissions paritaires oĂč siĂšgent des reprĂ©sentants du personnel syndicats au pro rata des Ă©lections professionnelles. L’autre partie c’est l’administration. En gĂ©nĂ©ral la commission est prĂ©sidĂ©e par un prĂ©fet dont la voix fait basculer l’élection des parfois il y avait iniquitĂ© entre les voix de l’administration et des syndicats. En thĂ©orie les reprĂ©sentants sont lĂ  pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts du personnel mais en rĂ©alitĂ© tous les responsables syndicaux se servent sur l’octroi des grades et des mutations. Ils se servent eux et pour le personnel il y a les restes. Donc comme ils siĂšgent aussi en conseil de discipline l’intĂ©gralitĂ© du systĂšme est tenu. AprĂšs au quotidien il y a du harcĂšlement, il y a tellement de rĂšglements dans la police qu’ils peuvent systĂ©matiquement trouver quelque chose Ă  vous reprocher. Ils font parfois des contrĂŽles de chaussettes, qui sont censĂ©es ĂȘtre noires, donc si elles sont grises on vous met un rapport. ForcĂ©ment quand on vous a dans le collimateur on peut vous faut savoir qu’une sanction administrative Ă  partir du blĂąme elle paralyse l’avancement, on ne peut ĂȘtre ni avancĂ© ni mutĂ© pendant 3 ans. Votre carriĂšre peut se retrouver gelĂ©e sauf si c’est une mutation disciplinaire donc naturellement les gens n’ont pas envie de s’opposer Ă  la hiĂ©rarchie donc psychologiquement ils s’efforcent d’approuver et de faire corps avec l’institution pour faire semblant de se convaincre qu’ils approuvent la politique de sĂ©curitĂ©. »Le systĂšme de sanction disciplinaire et d’avancement est complĂštement verrouillĂ© par la hiĂ©rarchie. Un supĂ©rieur peut vous mettre une sanction sans que vous ayez rĂ©ellement de pouvoir pour la contester. Ces sanctions vont venir geler l’avancement du fonctionnaire. Pendant 1, 2 ans, il ne pourra ĂȘtre mutĂ©, son salaire sera gelĂ© et il ne pourra monter en grade. Le fonctionnaire a donc tout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre bien vu par sa hiĂ©rarchie. De plus, le fonctionnaire ne dispose quasiment d’aucune chance de gagner Ă  l’IGPN s’il dĂ©pose plainte contre sa hiĂ©rarchie. Plus de 90% des condamnations Ă  l’IGPN concernent des fonctionnaires qui vont porter atteinte au crĂ©dit et renom de la police nationale, qui vont faire de l’insubordination par rapport Ă  leur hiĂ©rarchie, etc
. On pourrait croire qu’une institution comme l’IGPN existe en prioritĂ© pour rĂ©gler les diffĂ©rents entre citoyens et police, mais ces affaires reprĂ©sentent moins de 10% des missions contradictoires, l’exemple de la lutte antidrogue L’économie des stupĂ©fiants reprĂ©sente une part croissante du paysage Ă©conomique français, si importante que l’INSEE a dĂ©cidĂ© en 2018 de l’introduire dans le calcul du PIB. Le chiffre d’affaires des stupĂ©fiants s’élĂšve Ă  2 milliards d’euros en 2018. Le nombre de consommateurs quotidiens est Ă©galement en augmentation constante +150000 usagers quotidiens entre 2010 et 2014. L’économiste Christian Benlahda est parvenu Ă  estimer le nombre de salariĂ©s ». Il estime que 236000 personnes sont impliquĂ©es Ă  l’échelle nationale 1096 tĂȘtes de rĂ©seau, 132649 revendeurs, et les petites mains comme les nourrices », guetteurs », etc
.Pour rappel, la campagne prĂ©sidentielle de 2017 a Ă©tĂ© marquĂ©e par la visite d’une usine du groupe Whirpool par les deux candidats prĂ©sents au 2nd tour. Il Ă©tait question de 280 emplois menacĂ©s. L’industrie de la drogue reprĂ©sente 842 usines Whirpool rĂ©parties dans toute la France et emploie les mĂȘmes catĂ©gories de personnes. On voit ici l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique de ce commerce qui, mĂȘme illĂ©gal, ne peut ĂȘtre menacĂ© par les pouvoirs publics car il permet la survie d’une part considĂ©rable de la population française. Plusieurs articles mettent en Ă©vidence la nĂ©cessitĂ© pour les policiers de mĂ©nager leurs efforts en matiĂšre de lutte contre le trafic de stupĂ©fiants dans certaines villes. Vous les retrouverez en nouvelle doctrine de maintien de l’ordre en France L’instrumentalisation du mouvement des Gilets jaunes » s’opĂšre dĂšs les premiĂšres manifestations. L’Etat tente de le prĂ©senter comme un mouvement dĂ©lictuel, axĂ© autour de la destruction des biens publics et privĂ©s sans revendications politiques rĂ©elles, juste une volontĂ© de chaos. Aussi un but pĂ©cunier avec les pillages qui sont systĂ©matiquement mis en avant. Christophe Castaner, Ă  l’époque ministre de l’intĂ©rieur, dĂ©clare Demain je le dis, ceux qui viennent manifester dans les villes oĂč il y a de la casse qui est annoncĂ©e savent qu’ils seront complices de ces manifestations-lĂ . »Le terme casseur » est devenu un Ă©lĂ©ment de langage incontournable du gouvernement d’Emmanuel Macron. On le retrouve dans la premiĂšre phrase du nouveau schĂ©ma national de maintien de l’ordre SNMO, publiĂ© le 16 septembre 2020 par le ministĂšre de l’intĂ©rieur, sous l’autoritĂ© de Gerald Darmanin. L’infiltration plus systĂ©matique de casseurs au sein des cortĂšges a conduit les forces Ă  adapter leur doctrine de gestion des manifestations. [
] » Dans l’introduction du document, on retrouve des rĂ©fĂ©rences Ă  des mouvements de contestation rĂ©volutionnaires ou sĂ©ditieux, qui s’opĂšrent autour de la volontĂ© de provoquer un maximum de dĂ©gĂąts ou de dĂ©sordre. » Ce SNMO vise Ă  fluidifier l’action des policiers qui interviennent en maintien de l’ordre MO sans toutefois y trouver de nouvelles mesures. C’est plus un rĂ©sumĂ© du droit du MO. Il regroupe des mesures plus ou moins rĂ©centes par exemple l’interdiction ponctuelle du port d’objets pouvant constituer une arme 123-75 en vertu duquel les policiers confisquent rĂ©guliĂšrement des protections, etc
On y retrouve l’organisation de la chaine de commandement en MO le prĂ©fet de police est Responsable de l’Ordre Public ROP et fixe les grandes orientations pour le service d’ordre. Le directeur du service d’ordre DSO, gĂ©nĂ©ralement le chef territorial de la police, assure la direction des opĂ©rations de MO. Il peut diriger depuis son centre opĂ©rationnel ou sur place. Le DSO peut dĂ©signer plusieurs chefs de secteur opĂ©rationnel CSO. Ils disposent d’une marge d’initiative tactique en s’appuyant sur les forces engagĂ©es. Ils fixent au commandant de la force publique CFP la mission et les objectifs affĂ©rents. Le CFP opĂšre dans le cadre des objectifs et limites fixĂ©es par DSO/CSO. Enfin, le DSO/CSO dĂ©cide, hors cas de lĂ©gitime dĂ©fense, de l’emploi de la force et de l’usage des voit que la chaine de commandement est trĂšs fragmentĂ©e. Les dĂ©cisions sont prises Ă  partir de l’échelon DSO/CSO. Les unitĂ©s de terrain, encadrĂ©es par le CFP ne disposent que de trĂšs peu d’initiative. Les policiers opĂšrent Ă  l’aveugle » devant se fier aux ordres et ne disposant pas d’une vue d’ensemble du dispositif leur permettant d’évaluer correctement leur chaine de commandement en maintien de l’ordre Dans mon entretien avec [///////], j’ai abordĂ© la question de la chaine de commandement en MO. Il en ressort que l’intervention en MO est trĂšs supervisĂ©e par la hiĂ©rarchie, le policier n’est pas vraiment libre d’intervenir Ă  Ă©chelle individuelle. [///////] Les policiers n’ont pas vraiment de libertĂ© d’action en manifestation. Les consignes qui sont donnĂ©es ce sont souvent des rĂ©quisitions qui permettent dĂ©jĂ  de fouiller les manifestants, de les contrĂŽler aux abords des rues, de procĂ©der Ă  des filtrages. Ensuite des consignes de verbalisations participation Ă  un attroupement, si toutefois ils sont porteurs d’un Ă©lĂ©ment de flagrance. Aujourd’hui on peut Ă©galement les verbaliser en raison de l’Etat d’urgence sanitaire. Ensuite, quand il y a un ordre de dispersion quand le prĂ©fet a Ă©mis un arrĂȘtĂ© d’interdiction, alors ils rĂ©alisent les 3 sommations avant la dispersion par la force. Ils ont une libertĂ© d’action dans le cadre des ordres qui leurs sont donnĂ©s mais quand on leur donne l’ordre d’engager la force publique ils doivent le faire. Donc on a les gaz lacrymogĂšnes, les coups de matraque etc
 En revanche tout ce qui est LBD, Taser etc
 en principe c’est uniquement en cas de lĂ©gitime dĂ©fense, donc un peu plus compliquĂ© mais de toutes façons les enquĂȘtes judiciaires n’aboutissent pas. Pour finir je retiendrais un sentiment d’impunitĂ©, une forme d’anarchie dans l’utilisation des moyens rĂ©pressifs. »La loi sĂ©curitĂ© globale » et la privatisation de la sĂ©curitĂ© publique La loi sur la sĂ©curitĂ© globale a Ă©tĂ© adoptĂ©e le 15 avril 2021. Cette s’inscrit dans une logique de privatisation de la police dĂ©jĂ  en place depuis plusieurs annĂ©es. En effet, de nombreuses dispositions viennent renforcer les pouvoirs des polices municipales et des agents de sĂ©curitĂ© privĂ©e, en leur confiant des prĂ©rogatives jusqu’alors rĂ©servĂ©es aux forces de police nationale et de gendarmerie. L’idĂ©e directrice est de faire assumer aux acteurs privĂ©s le coĂ»t de leur propre sĂ©curitĂ©. La police servirait uniquement aux affaires criminelles narcotrafic, homicides, et justement MO et non plus Ă  la sĂ©curitĂ© publique SP.C’est l’objet de ma derniĂšre question Ă  [///////] qui rĂ©pond Il se trouve que depuis la RGPP RĂ©forme GĂ©nĂ©rale des Politiques Publiques sous Nicolas Sarkozy, les moyens de SP ont Ă©tĂ© mutualisĂ©s. Ils ont regroupĂ© les commissariats, crĂ©e des districts etc
 pour Ă©conomiser des moyens, et finalement la police nationale ne s’intĂ©resse plus Ă  la SP. Aujourd’hui la SP, ce qu’on appelle les commissariats, vont ĂȘtre relĂ©guĂ©s Ă  la police municipale et aux entreprises de sĂ©curitĂ© privĂ©e. A Disney par exemple, les agents de sĂ©curitĂ© sont armĂ©s depuis la vague d’attentats. La police va devenir une police fĂ©dĂ©rale d’ailleurs la DGSI c’est ce qu’on appelle le FBI Ă  la française » donc on a toujours eu ce complexe d’infĂ©rioritĂ© par rapport aux amĂ©ricains. Ils le gouvernement vont garder le MO, l’intervention c’est-Ă -dire le GIGN, RAID etc
, le renseignement et la police judiciaire narcotrafic, enquĂȘtes criminelles nationales etc
 c’est-Ă -dire le comme le FBI. Effectivement la SP, en tout cas pour ce qui est de la police, n’intĂ©resse plus le ministĂšre de l’intĂ©rieur. »Bibliographie - SchĂ©ma national de maintien de l’ordre Bugnon, Le constat mĂ©dical comme outil de visibilisation et dĂ©nonciation des violences policiĂšres ? » Alexandre Langlois, L’ennemi de l’IntĂ©rieur, dĂ©rives et dysfonctionnements de la police nationale »- Noam Anouar, La France doit savoir »- Rapport de l’inspection gĂ©nĂ©rale de l’administration, Rapport sur l’enregistrement des plaintes par les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure » Le Monde, La police des polices au coeur d’un scandale judiciaire » Retouche de la lettre du prĂ©fet Grimaud Le Figaro, Banlieue, la lutte antidrogue affecte le paiement des loyers » Le document circule dans la mouvance black bloc et a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© retrouvĂ© sur des tĂ©lĂ©phones portables lors d’interpellations Ă  Paris. Il liste les endroits oĂč les agents sont le moins protĂ©gĂ©s. Ce magistrat parisien a Ă©tĂ© surpris en dĂ©couvrant, d’un cĂŽtĂ©, les faits reprochĂ©s Ă  Akram, un homme de 31 ans poursuivi pour des violences commises sur des policiers le 28 novembre dernier Ă  Paris et, de l’autre, un document retrouvĂ© dans le tĂ©lĂ©phone portable du prĂ©venu. Un petit guide — que nous nous sommes procurĂ© — illustrĂ© avec la photo d’un policier casquĂ©, en tenue de maintien de l’ordre, et intitulĂ© En cas d’agression physique ».[
] Cela correspond bien Ă  ce qu’on rencontre sur le terrain, confirme un policier spĂ©cialisĂ© dans le maintien de l’ordre. Ils visent juste et courent vite. On sent que c’est bien Ă©tudiĂ© et, pour tout dire, on redoute tous un peu la confrontation. »Le Parisien Arrestation Ă©meutiers dans un coron. Mes prĂ©cĂ©dents articles prĂ©sentaient l'historique plutĂŽt court du maintien de l'ordre en France, les raisons internes comme externes Ă  son Ă©volution, la doctrine mise en place dans la plupart des pays europĂ©ens ignorĂ©e en France, et enfin le SchĂ©ma National de Maintien de l'Ordre SNMO de GĂ©rald Darmanin. J'ai largement illustrĂ© mon propos des rĂ©actions des syndicats de police police nationale qui considĂšre les manifestants comme leurs ennemis. Par ailleurs, sauf dans un rare cas – soit le syndicat de police VIGI – il n'existe aucune analyse sĂ©rieuse de la doctrine de maintien de l'ordre dĂ©finit par Darmanin Ă©manant de la police nationale. J'ai trouvĂ© un avis plus construit et plus argumentĂ© – je souhaite que vous m'applaudissez ! - dans une publication de la Gendarmerie Nationale. Il s'agit d'un numĂ©ro spĂ©cial datant de Juin 2020 que je vous met en fichier. AprĂšs plusieurs articles de prĂ©sentation historique, la question tombe comment sortir du discrĂ©dit ? » dans le dossier "Doctrine" signĂ© par le gĂ©nĂ©ral d’armĂ©e 2S Jean-RĂ©gis VĂ©chambre, prĂ©cise que ses propos n’engagent pas l’institution Ă  laquelle il a appartenu, en l’occurrence la gendarmerie, ni les travaux du schĂ©ma national du maintien de l’ordre auxquels il a participĂ© ». Face aux images de violences policiĂšres qu'il n'appelle pas comme cela, mais souligne un usage de la force disproportionnĂ©, il prĂ©cise Les sociologues voient leurs thĂšses confortĂ©es. Les violences policiĂšres provoquent la violence des manifestants, les mĂ©thodes fabriquent des ennemis. Comme Jean-Luc MĂ©lenchon le dĂ©clarait le 25 septembre 2019, les policiers seraient-ils devenus des barbares ? Ils dĂ©plorent enfin que la France n’ait pas adoptĂ©e la doctrine KFCD » » Il conteste, bien Ă©videment, l'expression de violences policiĂšres » qui autorisent, selon lui, un retournement de situation, soit la violence des manifestants contre les forces de l'ordre. Il Ă©voque une manipulation permettant d'accepter des actes illĂ©gaux comme les ZAD zones Ă  dĂ©fendre alors qu'il s'agit de zones occupĂ©es illĂ©galement des ZOI?. On ne fera pas d'un gĂ©nĂ©ral une Antigone. Il remet en cause les vidĂ©os de violences policiĂšres, virales », au mĂȘme titre que les street mĂ©dic » et regrette que du cĂŽtĂ© des forces de l'ordre, l'usage des vidĂ©os soit guĂšre possible. On apprĂ©ciera le raccourci. Comme je l'explique dans ma note en fin de cette article des vidĂ©os Ă©manant des pouvoirs publics existent dĂ©jĂ . La question n'est pas qui ou comment sont produites les images, mais la confiance en l'Etat et les forces de l'ordre dans le traitement de ces images. Quant aux street medic, qui sont prĂ©sentĂ©s par notre gĂ©nĂ©ral comme apolitiques ou radicaux » j'ignorais qu'ĂȘtre apolitique Ă©tait jugĂ© dangereux, ils soignent aussi les forces de l'ordre. Le cas le plus cĂ©lĂšbre est un policier qui a fait une crise cardiaque lors d'une manifestation en mars 2019 qui a Ă©tĂ© secouru par une street medic. Si ce gĂ©nĂ©ral d'armĂ©e est dĂ©rangĂ© par la prĂ©sence de street medic, bĂ©nĂ©voles, y voyant des images faisant croire Ă  une scĂšne de guerre, il n'est pas choquĂ© par l'absence de structures officielles permettant de prodiguer les premiers soins aux blessĂ©s. La question de la visibilitĂ© des forces de l'ordre, lors des manifestations, a toujours Ă©tĂ© au cƓur des organisations des manifestations lorsqu'il existait des services d'ordre privĂ©s. Le dĂ©bat n'est pas inintĂ©ressant en soi. Cependant, ces derniĂšres annĂ©es, ce n'est pas juste une visibilitĂ© de policiers Ă  des carrefours qui est mis en cause. Il s'agit de s'interroger sur le nombre de policiers par rapport au nombre de manifestants, selon les chiffres du ministĂšre de l'IntĂ©rieur. En se basant sur ces donnĂ©es, on compte 2 policiers pour 5 manifestants Ă  1 policier pour 1 manifestant. Au point que cette prĂ©sence de policiers tient plus d'une contre-manifestation organisĂ©e par le gouvernement qu'Ă  un maintien de l'ordre. Afin de sortir du piĂšge sĂ©mantique », ce gĂ©nĂ©ral propose de modifier le vocabulaire utilisĂ© dans le cadre du maintien de l'ordre. Il s’agirait d’abord de passer du concept de maintien de l’ordre / rĂ©tablissement de l’ordre » Ă  celui de protection de la paix et de l’expression publique ». Ce concept donne le vrai sens Ă  la mission qui est de faciliter et protĂ©ger l’expression publique et l’environnement. » Et de continuer Il ouvre Ă  un dialogue continu, en amont,pendant et en aval avec les manifestants, dans le cadre d’un accompagnement. Il le rend compatible avec la complexitĂ© des situations ou phĂ©nomĂšnes manifestations classiques de rue ou de lieux ou imbriquĂ©es avec des contestations violentes, violences urbaines dans les zones contestĂ©es Ă  l’occasion de rĂ©unions ou de rassemblements, phĂ©nomĂšnes durables de contestation de la dĂ©mocratie. Il permet une approche globale renseignement, police administrative, police judiciaire, communication
, inscrite dans la durĂ©e, avec un commandement intĂ©grĂ©. Il accentue le contrĂŽle sur le comportement des forces de l’ordre. Enfin, il peut redorer la notion plus vaste d’ordre public qui pĂątit de l’image nĂ©gative du MO.» Et bien je suis tout Ă  fait d'accord. C'est le K » de connaissance 
 je veux dire de Knowledge ». La question de fond n'est pas vraiment comment est perçu les forces de l'ordre par les manifestants, mĂȘme les plus radicaux – mais par le gouvernement. Les forces de l'ordre sont devenu le principal outil du gouvernement pour faire taire une contestation sociale alors qu'elles devraient ĂȘtre au service des citoyens et, Ă  ce titre, se devant leur faciliter leurs contestations sociales. Dis-je. Neutre, la force publique ne s’inscrit pas dans une logique de confrontation, qu’elle cherche Ă  tout prix Ă  prĂ©venir, dont elle ne saurait ĂȘtre Ă  l’origine et qui, lorsqu’elle se produit, doit ĂȘtre apaisĂ©e. » dit-il. Enfin pour amĂ©liorer la perception des forces de l'ordre, il s'agirait aussi de faire une rĂ©vision sĂ©mantique. Les sĂ©mantiques tactiques et techniques ont la mĂȘme importance. La notion de nasse est dramatique. Celle d’encerclement le serait tout autant. DĂ©nommer les nouvelles brigades moto brigades de rĂ©pression de l’action violente » constitue un contre-sens grave ; le seul outil de rĂ©pression en possession des forces de sĂ©curitĂ© est la contravention, les crimes et dĂ©lits relevant de la justice. L’emploi de la force lĂ©gitime n’est pas un outil de rĂ©pression. C’est toute la diffĂ©rence stratĂ©gique entre une matraque et un bĂąton de protection. » explique-t-il. Je souhaite souligner que si les manifestants radicaux jouent de la sĂ©mantique, les choix des appellations des brigades ne sont pas choisies par manque d'imagination. En mettant en place des Brigades de rĂ©pression des actions violentes motorisĂ©es BRAV-M, c'est bien parce que le rĂŽle jouĂ© et souhaitĂ© par le gouvernement et, en particulier, par le prĂ©fet Didier Lallement, est bien la rĂ©pression » de manifestations. Il s'agit aussi d'instituer la peur parmi les manifestants. Cette brigade ne sĂ©curise pas, ne contrĂŽle pas, ou encore mĂȘme n'a rien Ă  voir avec du maintien de l'ordre, mais rĂ©prime - devant par lĂ  "juge" et bras armĂ© du gouvernement. Si les BRAV-M sont une initiative du PrĂ©fet Didier Lallement, GĂ©rard Darmanin souhaite lancer une "Force d'Appui Rapide" FAR composĂ© de CRS "volontaires" et en fonction de certains critĂšres physiques, suivant le modĂšle des BRAV. L'Ă©quipement sera composĂ© de vĂ©hicules 4X4 pouvant franchir des barricades et derriĂšre les barricades, il y a des gens, non?, des casques plus lĂ©gers pour le combat et des Ă©quipements ignifugĂ©s pour aller au feu ... Cela donne tout de l'idĂ©e que ce fait Darmanin du "maintien de l'ordre". " Pour mieux se protĂ©ger, les forces de police se sont robocopisĂ©es ». Cette tenue, faute de modularitĂ©, interdit gradualitĂ© et rĂ©versibilitĂ©. À l’opposĂ© des leçons que le colonel Vicaire s’était attachĂ© Ă  donner, en chemisette bleue et kĂ©pi, sur le pont de Verbania au Kosovo. Il n’hĂ©sitait pas Ă  dire que ROBOCOP est un modĂšle agressif et provocateur donc amplificateur de dĂ©sordre. Il avait raison » Dans le dĂ©veloppement incontournable du dialogue continu avec les manifestants et l’environnement, celui-ci exige en outre la crĂ©ation d’unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es, allant de la prĂ©paration de la manifestation Ă  l’accompagnement de sa dispersion, tant au contact que par le truchement d’outils numĂ©riques de dialogue et des rĂ©seaux sociaux. » Il reformule ainsi l'idĂ©e gĂ©nĂ©rale de proximitĂ© sinon d'identification avec les manifestants. Les mĂ©diateurs allemands sont en civil. Le SNMO considĂšre, comme allant de soi, le paquetage classique des forces de l'ordre. L’attaque de provocation par ces groupes [note de la Maçonne les Black bloc] emporte la rĂ©plique alors que, pour pacifier, la violence appelant la violence, il est impĂ©ratif de toujours tenter d’éviter au maximum l’emploi de la force. Ce que la gendarmerie sait depuis 1840 Il faut la plus grande modĂ©ration, mĂȘme la longanimitĂ© ; les menaces de faire usage des armes, les actions brutales faites avec les chevaux pour Ă©craser, les simulacres de charges, sont tous moyens faibles et dangereux qui ne font en rĂ©sultat qu’irriter les masses ou les encourager. » De May d’Aulnay, 1840, 31 » Ainsi depuis 1840, la Gendarmerie Nationale, sans avoir besoin de sociologues et de psychologues gauchistes », comprenaient la psychologie des foules. Au moins sait-on que l'actuel ministre de l'IntĂ©rieur GĂ©rald Darmanin, comme le prĂ©cĂ©dent Christophe Castaner, ainsi que le prĂ©fet Didier Lallement, ne sont pas Ă  la hauteur d'un instructeur de gendarmerie de 1840. Je cite ce passage juste pour le plaisir . Mon allergie notoire Ă  l'uniforme m'interdit de faire un commentaire sur la question sous peine de passer sous cortisone. Sans renoncer aux protections, cette tenue doit se montrer plus rĂ©versible, notamment par une surveste aux couleurs classiques masquant tous les Ă©quipements et impliquer, pour la gendarmerie, des gendarmes en tenue de service courant. Le noir des tenues ne devrait-il pas ĂȘtre laissĂ© aux blacks blocs et aux Ninja ? » Jean-RĂ©gis VĂ©chambre continue ainsi , L’emploi des gaz, s’ils ne tuent ni ne blessent, montre aujourd’hui son impuissance dans les situations d’imbrication. Il est sans effet sur les contestataires Ă©quipĂ©s et, comme la tenue, est devenu amplificateur de dĂ©sordre, il gĂšne la manƓuvre et l’identification des casseurs par les nuages qu’il provoque. Sans renoncer Ă  cette capacitĂ©, il est impĂ©ratif d’en limiter l’emploi au profit des fourgons pompes qui permettent l’individualisation, l’isolement et favorisent l’interpellation. Leur redĂ©ploiement en gendarmerie est indispensable. La question des moyens d’éclairage, inexistants aujourd’hui, comme celle de la dĂ©multiplication des capacitĂ©s de barriĂ©rages et d’amĂ©nagement du terrain se pose Ă©galement avec acuitĂ©. » La diffĂ©renciation serait rendue impossible par l'emploi des gaz lacrymogĂšne. Ce que je veux bien croire ayant, moi mĂȘme visionner, durant plusieurs heures de nombreuses vidĂ©os de plus ou moins bonnes qualitĂ©s. Le gĂ©nĂ©ral Jean-RĂ©gis VĂ©chambre continue par des considĂ©rations sur la prise des vidĂ©os les camĂ©ras piĂ©tons » sont insuffisantes, il faut du personnel formĂ© Ă  la prise d'image – jour et nuit – qui pourront traiter des images de plusieurs provenances hĂ©licoptĂšres, drones, vidĂ©o protection, tĂ©lĂ©vision, rĂ©seaux sociaux 
 Ces capacitĂ©s permettraient de prĂ©venir les critiques du dĂ©fenseur des droits Ă  l’encontre de la judiciarisation du MO, au travers des communiquĂ©s sur le nombre d’interpellations. Ce qui compte en effet, n’est pas le nombre d’interpellĂ©s mais la capacitĂ© de la force publique Ă  prĂ©senter Ă  la justice, dans le temps le plus proche de l’action, les seuls auteurs identifiĂ©s d’infractions pĂ©nales. » explique-t-il. Or, le nombre d'interpellĂ©s lors d'une manifestation est, surtout, un outil de communication pour le gouvernement. Aujourd'hui, ce n'est pas uniquement le dĂ©fenseur des droits qui souligne l'importance de ces arrestations arbitraires mais bon nombre de mĂ©dias et de journalistes qui font le suivi judiciaire de ces interpellĂ©s. Lors d'une premiĂšre lecture, j'avais trouvĂ© ce texte et le raisonnement inachevĂ© comme si cet imminent auteur se retenait d'aller jusqu'au bout de sa pensĂ©e. En deuxiĂšme lecture, j'ai Ă©tĂ© stupĂ©faite par, non pas la qualitĂ© du raisonnement – bien que l'on pourrait l'ĂȘtre au vu des lectures que je vous ai prĂ©sentĂ© sous la forme de tracts – mais parce que, finalement, il explique la mĂȘme chose que moi. Certes, il nous prĂ©sente aussi quelques prĂ©cisions purement gendarmesques. Mais tout le monde ne peut pas faire de la Maçonne » ! L'auteur de ce texte est le gĂ©nĂ©ral d’armĂ©e 2S Jean-RĂ©gis VĂ©chambre, qui fut ancien inspecteur gĂ©nĂ©ral des armĂ©es-gendarmerie, - jusque lĂ  ne me demandez pas ce que cela signifie mais je sais avoir quelques spĂ©cialistes parmi mon lectorat – Il a Ă©tĂ© associĂ© comme expert aux travaux sur le schĂ©ma national du maintien de l’ordre, c'est-Ă -dire le SNMO que je vous ai prĂ©sentĂ© dans un prĂ©cĂ©dent article. Il est, par ailleurs, membre du Haut conseil du livre blanc sur la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il prĂ©side la sociĂ©tĂ© nationale de l’histoire et du patrimoine de la gendarmerie – SociĂ©tĂ© des amis du musĂ©e de la gendarmerie. Quant Ă  l'usage du LBD, on peut lire dans un article signĂ© par Bertrand Pauvert, maĂźtre de confĂ©rences HDR en droit public Ă  l’UniversitĂ© de Haute-Alsace – c'est-Ă -dire un universitaire, ceci Il faut toutefois rappeler que les moyens de dispersion, type AFI, privilĂ©giĂ©s par les unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es sont les grenades et non le LBD. Ce dernier ne doit pas ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un moyen de dispersion mais comme un moyen de faire cesser les comportements dangereux et d’interpeller. Si un comportement n’est pas dangereux, il n’y pas de raison d’employer le LBD pour interpeller, du moins pas en situation de MO, du fait du principe de proportionnalitĂ© et de nĂ©cessitĂ©. DĂšs lors, les polĂ©miques nĂ©es du grand nombre de blessĂ©s lors des manifestations et du recours exagĂ©rĂ© aux LBD rĂ©vĂšlent surtout le problĂšme de la participation au MO/RO d’unitĂ©s non formĂ©es Ă  ces missions bien particuliĂšres. La question n’est donc pas celle de la nĂ©cessitĂ© de recourir aux AFI dans la gestion des manifestations mais bien celle de l’aptitude Ă  les utiliser. » Ce passage souhaitant rappeler un usage normal du LBD veut renvoyer aussi la faute Ă  des policiers non-formĂ©s. Or, comme les procĂšs n'auront jamais lieu, on ne connaĂźtra pas le niveau de formation des auteurs de ces blessures dans la plupart des cas. Toutefois, je doute fort qu'elle soit toujours du fait d'un manque de formation du personnel. Comme il le signale lui-mĂȘme, l'usage des LBD est remis en cause depuis 2013. Le LBD n'est pas une arme de maintien de l'ordre. Le LBD ne disperse pas, il abat. L'utiliser dans ce cadre est vouloir abattre des manifestants. Il s'agit d'une arme d'interpellation, remplaçant d'ailleurs l'arme Ă  feu traditionnelle, dans un face Ă  face » entre un individu dangereux ou plusieurs et les forces de l'ordre. L'usage du LBD dans une foule consiste prosaĂŻquement Ă  tirer au hasard et donc blesser au hasard des manifestants qu'ils soient dangereux ou non. Or, actuellement, pour la totalitĂ© des manifestations, les LBD sont utilisĂ©es au petit bonheur la malchance en tant que arme de dispersion sans que les manifestants reprĂ©sentent un quelconque danger et sans que les forces de l'ordre n'interpellent d'ailleurs celles et ceux qui ont Ă©tĂ© touchĂ©s – et l'ont Ă©tĂ© sans trop de dommages corporels montrant ainsi que les manifestants touchĂ©s ne sont pas dangereux et donc amenĂ©s Ă  ĂȘtre interpellĂ©s. Les LBD ne sont pas utilisĂ©s uniquement dans lors des manifestations protestataires d'ailleurs. Lors de la fĂȘte de la musique en 2019 Ă  Nantes, il y a eut des charges policiĂšres, nassage, gazage et tirs de LBD. Cela sur un public de jeunes, certainement avinĂ©s. 14 personnes sont tombĂ©es Ă  l'eau et on dĂ©nombre un mort Steve. Le SNMO de Darmanin ne prĂ©voit pas la suppression des LBD en maintien de l'ordre. Il prĂ©voit le mĂȘme usage, avec une camĂ©ra piĂ©ton en sus et un superviseur qui existe dĂ©jĂ  sous une autre forme. Les consignes d'utilisation sont d'ailleurs les mĂȘmes. Un article pouvant faire office d'un souhait de connaĂźtre les manifestants est, quant Ă  lui, signĂ© par CĂ©dric Michel traitant de l'ultra-gauche ». Ainsi, explique-t-il Sous l’angle historique et symbolique, la subversion violente puise sa source dans la tradition insurrectionnelle idĂ©ologique française, remontant Ă  la rĂ©volution de 1789. En 1871, la Commune de Paris, malgrĂ© un triste bilan estimĂ© selon les sources de 13 000 Ă  25 000 morts, tient Ă©galement la part belle dans l’imaginaire collectif de l’ultra-gauche radicale. » En rĂ©alitĂ©, la Commune fut bien un mouvement d'une gauche radicale appelĂ©e aujourd'hui ultra-gauche » et qui Ă©tait appelĂ© anarchiste ». Il ne s'agit pas, Ă  ce titre, d'un fantasme. Je ne crois pas que ce valeureux gendarme aurait aimĂ© dĂ©jeuner avec une Louise Michel, condamnĂ©e au bagne, ou encore moins avec une Madeleine Pelletier lire mon article sur cette grande dame ici. S'il y a un article sur l'ultra-gauche », il n'existe pas son pendant sur l'ultra-droite » et les mouvements nĂ©o-nazis et racistes du type gĂ©nĂ©rations identitaires ». Ces derniers ne se contentent pas – malheureusement – de libĂ©rer des poulets ou de squatter un champ. Trois gendarmes on Ă©tĂ© tuĂ©s par un survivaliste, sur-armĂ©. MichaĂ«l DI MEO Colonel de gendarmerie, dans son article ayant pour sujet les outils du maintien de l'ordre, explique Le maintien Ă  distance de l’adversaire est l’un des grands principes du maintien de l’ordre Ă  la française mĂȘme si le contact est parfois incontournable. La Gendarmerie dispose de barriĂšres rĂ©tractables associĂ©es Ă  un camion tactique qui une fois dĂ©ployĂ©es, instaurent un Ă©cran protecteur entre la foule et les forces de l’ordre. » Si la gradation de la force est un concept parfaitement maĂźtrisĂ© pour la gendarmerie, celui de la dĂ©sescalade reste embryonnaire. La dissociation des Ă©lĂ©ments perturbateurs du reste de la foule et la lĂ©gitimation de l’action des forces de l’ordre exigent un effort de communication Ă  l’adresse des manifestants durant la phase de conduite de la manoeuvre. Cette communication tactique » doit s’appuyer sur des Ă©quipes de terrain formĂ©es au dialogue et Ă  la mise en Ɠuvre de nouveaux outils de diffusion de messages tels que des vĂ©hicules sonorisĂ©s et Ă©quipĂ©s de panneaux LED, des portevoix hyper-puissants et un systĂšme de transmission de SMS Ă  destination de tous les mobiles prĂ©sents sur une aire gĂ©ographique dĂ©terminĂ©e. Le chantier n’est pour le moment qu’à l’état de rĂ©flexion. » PrivĂ©s de moyens matĂ©riels, humains, de formations, du fait d'un dĂ©sintĂ©rĂȘt durant de nombreuses annĂ©es de la part des politiques et de leurs pseudo-conseillers, les manifestations de ces derniĂšres annĂ©es les Gilets Jaunes sont souvent citĂ©s ont, semble-t-il, permis que les forces de l'ordre, dont la Gendarmerie, bĂ©nĂ©ficient d'un regain d'intĂ©rĂȘt du cĂŽtĂ© des politiques. Je vais poser la question qui fĂąche. A la lecture de cette revue, pourquoi les principaux principes prĂ©sentĂ©s n'ont pas Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©s au lieu de la sorte de purĂ©e sĂ©curitaire dĂ©crite dans le SNMO ? La suite dans un prochain et dernier article. Note Les vidĂ©os des forces de l'ordre existent dĂ©jĂ  les drones ont Ă©tĂ© utilisĂ©s alors qu'interdits par le Conseil d'Etat encore lors de la manifestation du 12 dĂ©cembre 2020, les parcours des manifestations qui se dĂ©cident avec les prĂ©fectures sont jalonnĂ©s de vidĂ©os fixes. Personne ne conteste l'usage de camĂ©ras piĂ©tons » par les forces de l'ordre Ă  part plusieurs gouvernements qui les promettent sans jamais vraiment les fournir. Ainsi, la prise d'image par les forces de l'ordre n'est pas, en soi, un problĂšme dans une certaine limite de la lĂ©galitĂ© dont les drones, par exemple. Ce qui inquiĂšte, par contre, les français est la manipulation des images par les forces de l'ordre, l'IGPN, la prĂ©fecture de police, et de maniĂšre gĂ©nĂ©rale l'Etat. C'est une histoire de confiance entre les citoyens et l'Etat. L'affaire Michel Zecler montre une rĂ©alitĂ© bien sordide. AprĂšs avoir tabassĂ© sans motif Michel Zecler, appelĂ© d'autres policiers Ă  la rescousse, envoyĂ© une grenade Ă  l'intĂ©rieur d'un local privĂ© ce qui est interdit, continuĂ© Ă  tabasser le mĂȘme Michel Zecler sous les yeux de toute une population de policiers, soit tout un commissariat, arrĂȘtĂ© des jeunes, les tabassant au passage, prĂ©sents dans les locaux, cela sans motif non plus, les policiers ont fait de fausses dĂ©clarations dans leur procĂšs verbaux d'intervention. Cela le plus naturellement du monde. Ce ne sont pas ces policiers qui passent devant les tribunaux, mais Michel Zecler accusĂ© par ces mĂȘmes policiers. Ils ignoraient qu'ils avaient Ă©tĂ© filmĂ©s par une vidĂ©o situĂ©e dans le local de Michel Zecler. Sans cette vidĂ©o, cet homme aurait Ă©tĂ©, trĂšs certainement, condamnĂ©. D'ailleurs, il ne faut pas chercher trĂšs loin dans le temps pour comprendre que la manipulation des vidĂ©os par le pouvoir public est, dĂ©jĂ , une rĂ©alitĂ©. L'ElysĂ©e – un des plus proches conseillers du PrĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron – avait diffusĂ© deux vidĂ©os trompeuses, sur les rĂ©seaux sociaux et sur un compte anonyme, afin de disculper Benalla. Il a fait un montage en utilisant une vidĂ©o obtenue illĂ©galement et en utilisant une vidĂ©o qui n'avait rien Ă  voir avec les faits montrant un jeune homme courir avec une chaise aprĂšs les forces de l'ordre – Un montage mensonger, donc, diffusĂ© par l'ElysĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux en utilisant un compte anonyme. Dernier exemple, une vidĂ©o-surveillance montre plusieurs personnes arrĂȘtĂ© par trois vĂ©hicules et un homme tirĂ© Ă  travers la vitre du conducteur. Ces hommes qui arrĂȘtent un vĂ©hicule et tirent avec une arme Ă  feu sont des policiers qui non seulement ne se signalent pas, pas de gyrophares, pas de brassards, mais aussi ne font aucune sommation avant de tirer deux fois. Ceux, ainsi, agressĂ©s sont accusĂ©s du vol d'un sac Ă  main !. Il s'avĂ©rera trĂšs vite qu'il s'agit simplement de jeunes qui souhaitaient faire un tour en ville et qu'ils n'ont rien Ă  voir avec ce vol. La vidĂ©o-surveillance existe et, grĂące Ă  elle, le comportement violent et dĂ©lictueux de ces policiers ne fait aucun doute. Le jeune conducteur Paul a Ă©tĂ©, par la suite tabassĂ© et arrĂȘtĂ© luxation d'une Ă©paule alors qu'il Ă©tait dĂ©jĂ  traumatisĂ© par les deux tirs du policier. Il a Ă©tĂ© accusĂ© de violences sur les forces de l'ordre par arme Ă  destination. Pris au piĂšge par plusieurs vĂ©hicules qu'il n'a pas identifiĂ© comme des vĂ©hicules de police, il a fait une marche arriĂšre sans voir qu'un autre vĂ©hicule, aussi non identifiĂ©; lui bouclait le passage. Il a fallu une annĂ©e Ă  la dĂ©fense de Paul pour obtenir les images de cette vidĂ©o-surveillance et autant de temps pour obtenir la relaxe du jeune conducteur. Les policiers ne sont pas suspendus, malgrĂ© la vidĂ©o surveillance et une enquĂȘte de l'IGPN. A l'Ă©poque, le jour des faits soit le 30 avril 2019, le Point faisait un compte-rendu de cette interpellation musclĂ©e faisant du conducteur et des passagers des criminels en puissance reprenant le rĂ©cit des policiers, faite bien que l'existence de cette vidĂ©o-surveillance Ă©tait connue Les voleurs, au volant d'un Duster, ont rapidement Ă©tĂ© repĂ©rĂ©s par les forces de l'ordre. Plusieurs brigades anti-criminalitĂ© ont alors convergĂ© vers le lieu du dĂ©lit. PiĂ©gĂ©, le conducteur a, selon une source policiĂšre, tentĂ© une marche arriĂšre pour se dĂ©gager sans prĂ©caution pour les gardiens de la paix qui se trouvaient sur sa route. Il a percutĂ© un vĂ©hicule de police. » La prĂ©somption d'innocence n'est pas vraiment leur truc. En novembre 2020, la prĂ©fecture de police, couvrant les faits, avait dĂ©clarĂ© Ă  MĂ©diapart que "le parquet a conclu Ă  la lĂ©gitime dĂ©fense". Ce qui Ă©tait, Ă  l'Ă©poque, complĂštement mensonger. Quelques jours plus tard, la mĂȘme prĂ©fecture de police expliquait Ă  MĂ©diapart " La prĂ©fecture de police nous a recontactĂ©s le 28 novembre, jour des Marches pour les libertĂ©s, lĂ©gitimant cette fois l’absence de suspension des policiers par la complexitĂ© juridique de cette affaire"" Le policier, qui a tirĂ© deux fois sur des jeunes qui n'avaient rien fait, cela sans sommation et sans s'identifier, n'est pas suspendu et se promĂšne un flingue Ă  la ceinture prĂȘt Ă  tirer sur tout ce qui bouge. L'absence de vidĂ©o-surveillance arrange les pouvoirs publics, qui sautent Ă  chaque occasion pour planquer ou mentir lorsque l'une d'entre elle ne corrobore pas leurs rĂ©cits. LĂ , c'est tout un systĂšme qui s'entraĂźne Ă  couvrir des bavures et des violences de policiers. LĂ  encore, ce sont les français qui sont trahis. Note 2 Si la Commune est un fantasme, il se chante. Voici un ancien article sur les chansons de la Commune dont une de Louise Michel. Voici ma contribution personnelle au MusĂ©e de la Gendarmerie et qui n'est pas la cĂ©lĂšbre chanson Ă  laquelle vous pensez toutes et tous. Dans une vidĂ©o qui a notamment circulĂ© sur TikTok, des CRS retirent leur casque sous les applaudissements de manifestants lors d’un rassemblement anti-passe sanitaire Ă  Nice, le 31 juillet. Beaucoup ont prĂ©sentĂ© ce geste comme un signe de ralliement aux manifestants, mais les policiers ont en rĂ©alitĂ© simplement agi sur ordre de leur hiĂ©rarchie, alors que la manifestation touchait Ă  sa fin. Un CRS dĂ©taille Ă  la rĂ©daction des Observateurs la procĂ©dure dans ce type de cas. Sur cette vidĂ©o vue plus de 2,5 millions de fois sur TikTok, des CRS retirent leur casque, sous les applaudissements d’une dizaine de manifestants postĂ©s prĂšs de barriĂšres en mĂ©tal dont deux femmes Ă  genoux, les mains derriĂšre la tĂȘte. Le tout avec une musique dramatique, rendant inaudible la scĂšne, et un filtre rose. “Nice, le 31 juillet on n’a pas lĂąchĂ© ils les ont enlevĂ©s”, indique le texte sur la vidĂ©o, qui porte Ă©galement le hashtag “la police avec nous”. L’extrait a Ă©galement circulĂ© sur Twitter dans une vidĂ©o de plusieurs sĂ©quences montrant les secondes prĂ©cĂ©dant le moment oĂč les CRS enlĂšvent leur casque. La situation semble alors tendue la manifestante qui filme interpelle les CRS qui ne rĂ©agissent pas et leur demande, rejoints par d’autres manifestants, “enlevez vos casques”. Selon cette publication, “ils [les CRS, NDLR] n'ont pas reçu l'ordre de le faire, ils l'ont fait Ă  la demande des manifestants!” conclut l’auteur du tweet partagĂ© plus de 1 800 fois. Que montre cette vidĂ©o ?La scĂšne se dĂ©roule bien le 31 juillet, en fin de manifestation contre le passe sanitaire qui a rassemblĂ© prĂšs de 6 500 personnes Ă  Nice, comme l’a confirmĂ© aux Observateurs de France 24 la prĂ©fecture d’Alpes-Maritimes. Plus prĂ©cisĂ©ment, sur le cĂŽtĂ© droit de la façade de l’hĂŽtel de ville, qu’on peut retrouver ici sur Google Street View. Mais les CRS en poste n’ont pas montrĂ© le signe de solidaritĂ© que certains croient identifier dans la vidĂ©o. La prĂ©fecture des Alpes-Maritimes explique qu’ils l’ont fait Ă  la suite d’un ordre de leur hiĂ©rarchie, en fin de manifestation “La scĂšne en question a Ă©tĂ© filmĂ©e aprĂšs que la majoritĂ© des manifestants aient repris leur dĂ©ambulation et que la situation sur place ait Ă©tĂ© a alors Ă©tĂ© donnĂ© par la hiĂ©rarchie de retirer les casques et Ă©quipements individuels de maintien de l'ordre, qui n'Ă©taient plus nĂ©cessaires pour poursuivre leur mission de sĂ©curisation.”“Si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre”Une version Ă©galement appuyĂ©e par Johann Cavallero, dĂ©lĂ©guĂ© national CRS du syndicat Alliance, qui explique qu’un tel geste ne peut se faire que sur ordre, sous peine de sanction administrative “C’est comme ça dans toutes les manifestations si un CRS met ou retire son casque, c’est toujours sur ordre. Cela peut venir soit de l’autoritĂ© civile, soit du commandant d’unitĂ©, qui prennent la dĂ©cision en Ă©valuant la situation ici, c’était par exemple la fin de la manifestation, il est donc logique qu’il y ait un ordre de retrait de casque.”La vidĂ©o TikTok donnait en fait dĂ©jĂ  une indication Ă  la 10e seconde, on voit une femme en tenue de policier avec une Ă©charpe tricolore. Un accessoire rĂ©servĂ© Ă  certains Ă©lus
 et aux commissaires de police. “Quand un commissaire porte l’écharpe tricolore, c’est qu’il est habilitĂ© Ă  faire des sommations, en tant que reprĂ©sentant du prĂ©fet et donc de l’autoritĂ© civile”, dĂ©taille Johann cette vidĂ©o, les CRS enlĂšvent donc leurs casques en prĂ©sence d’un membre de leur hiĂ©rarchie capable de donner un tel ordre. Juste avant que les CRS ne s’exĂ©cutent, on distingue Ă©galement une voix fĂ©minine dire “enlevez vos casques”. Impossible de l’affirmer avec certitude, mais cette voix pourrait trĂšs probablement ĂȘtre celle de la commissaire qui a pu donc ĂȘtre confondue avec la voix d’une manifestante. Ce n’est pas la premiĂšre fois que des publications sur les rĂ©seaux sociaux prĂ©tendent que les manifestants en France sont soutenus par les forces de l'ordre, images Ă  l’appui. Fin juillet, une vidĂ©o circulant principalement en anglais prĂ©tendait montrer des policiers ayant rejoint les manifestants Ă  Paris, alors qu’ils encadraient simplement les vous souhaitez nous demander de vĂ©rifier une photo ou une vidĂ©o, n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter via le compte Twitter InfoIntoxF24.

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